La conduite défensive : quatre règles de base

 

La conduite défensive, vous connaissez? Cette technique est enseignée depuis des décennies, généralement aux employés des grandes compagnies. Elle est surtout populaire aux États-Unis et au Royaume-Uni. Au fil du temps, de nombreux automobilistes québécois sont devenus des adeptes de ce type de conduite. 
 
La conduite défensive, parfois appelée aussi conduite préventive, est une technique de conduite qui a pour but de vous éviter d’être victime de la négligence, de l’étourderie et du manque de respect des autres utilisateurs de la route. Cette méthode est un état d’esprit qui permet d’être constamment en alerte et de pouvoir réagir lorsqu’un imprévu survient.
 
J’ai compilé quatre éléments essentiels de ce type de conduite, les voici :
 

1- Créer un espace sécuritaire autour du véhicule 

Tous les manuels de conduite insistent sur le fait qu’il ne faut pas suivre le véhicule précédent de trop près. Mais il faut aussi s’assurer de ne pas être suivi de trop près afin d’éviter de se faire tamponner par l’arrière en cas de freinage brusque. Si quelqu’un insiste pour suivre de trop près, il faut le laisser passer tout simplement. Il est également important de ne pas être coincé latéralement par les autres véhicules. Dans la mesure du possible, il faut se positionner sur la route afin d’avoir un espace permettant de se dérober en cas d’urgence.
 

2- Voir et être vu 

 
Bien entendu, il est essentiel de toujours avoir une vision périphérique de la route. En hiver, cela signifie que toutes les vitres de la voiture doivent être dégagées. En plus, les phares et les feux doivent être visibles. Il est aussi essentiel de toujours voir devant soi.  Par exemple, si un gros camion bloque votre vue et pourrait ralentir votre temps de réaction, positionnez-vous devant celui-ci.
 
Conduite défensive
 

3- Ne jamais faire confiance aux autres

 
Un jour, le regretté Gilles Villeneuve m’a avoué qu’il se sentait plus en sécurité sur une piste de course, car il pouvait prévoir le comportement des autres pilotes. Par contre, sur la route, il ne savait pas à quoi s’attendre. Dans cette optique, il est préférable de conduire en étant constamment sur ses gardes et en se disant que le prochain conducteur rencontré effectuera peut-être une fausse manœuvre, un dérapage,  coupera le chemin ou freinera en catastrophe. Il ne faut cependant pas conduire tendu, mais tenter de prévoir ce qui pourrait se passer en tout temps.
 
Par ailleurs, il ne faut pas s’entêter à toujours avoir raison. Face à un autre conducteur qui a une attitude impatiente même s’il n’a pas la priorité de passage, il est plus sage de laisser passer cette personne. Il arrive souvent que les accidents soient causés par des gens qui sont dans leurs droits.
 

4- S’adapter aux conditions du moment 

 

Enfin, même si les limites de vitesse affichées permettent, par exemple, de rouler à 100 km/h, ce n’est pas toujours une bonne idée. Les conditions météo affectent l’environnement sur lequel vous vous déplacez.  Il est fortement recommandé de gérer sa vitesse en fonction des conditions d’adhérence de la route et non pas des limites de vitesse. Si la visibilité est moindre, la chaussée glissante ou la fatigue plus grande que d’habitude, voilà autant de raisons de réduire sa vitesse et même de s’immobiliser dans une halte routière pour se reposer ou tout simplement attendre que les conditions s’améliorent. 
 
Une chose est certaine, rien ne sert de vouloir jouer les héros
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En résumé, la conduite défensive, c’est simple comme bonjour. Il suffit d’adapter sa conduite à son type de véhicule, aux conditions routières et en tenant pour acquis que les autres utilisateurs de la route puissent commettre à tout moment une erreur. Conduire son véhicule en appréhendant les imprévus tout en ayant une bonne visibilité et un espace vital autour de sa voiture réduit les risques d’accident.

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