La face cachée d’Angry Birds

On sait qu’Angry Birds est une application pour mobile extrêmement populaire. Téléchargé plus d’un milliard de fois dans le monde, il s’agit de l’application pour iPhone la plus populaire aux États-Unis et en Europe. Ce qu’on sait moins c’est que les furieux oiseaux, en plus de s’attaquer aux cochons qui leurs volent des œufs, collectionnent une quantité impressionnante d’informations personnelles sur les utilisateurs. Des informations comme le lieu où se trouve le joueur, son sexe, le numéro d’identification de son appareil et parfois même, des noms sur la liste de contacts et des photos stockées dans l’album du téléphone.

On parle d’Angry Birds, mais c’est loin d’être la seule application à avoir un appétit vorace pour les données personnelles des utilisateurs. Il s’agit d’ailleurs d’un enjeu qui risque de prendre de plus en plus de place dans le débat public sur la vie privée et la protection des informations personnelles. Dès 2013, nous serons plus nombreux à accéder à Internet via le téléphone intelligent et la tablette électronique plutôt qu’avec un ordinateur personnel. 
 
Ce changement dans les pratiques tire les consommateurs vers une zone grise sur le plan légal. D’une part, il y a les défenseurs de la vie privée qui s’y opposent, alors que ceux qui font des affaires en-ligne prétendent que l’accumulation d’informations personnelles constitue l’épine dorsale de l’économie d’internet qui repose sur la publicité. 
 
Aux États-Unis, la collecte de données par les éditeurs d’applications mobiles est à peine réglementée, les mesures de protections de la vie privée n’ayant pas évolué au même rythme que les technologies. 
 
Bien que la plupart des éditeurs expliquent leur pratique (en petits caractères) dans les conventions d’utilisation, une grande majorité d’utilisateurs se contente d’accepter en un clic les politiques en matière de vie privée de ces entreprises sans en lire un seul mot. 
 
Et vous! Saviez-vous qu’en téléchargeant Angry Birds, vous donniez à Rovio (l’entreprise derrière le jeu) l’autorisation de collecter vos données personnelles?
 
Source : nytimes.com