La mode du karting électrique va-t-elle envahir la planète ?

Un spectacle étonnant que ces karts électriques pilotés par des pilotes de F1 ou de rallye mondial dans une arène couverte.

En décembre 1993, la première édition des "Masters Karting" de Paris-Bercy avait lancé aux quatre coins du monde la mode du karting intérieur. Le duel entre Alain Prost et Ayrton Senna aux commandes de ces petits bolides poussés à la limite n’avait duré que quelques tours, mais il avait suffit à insuffler un élan de popularité vital à ce type de compétition.

Le week-end dernier, après dix ans d’interruption de ce rendez-vous, le Palais Omnisports de Paris-Bercy a de nouveau vibré au son des machines de kart… Mais en fait de son, c’était très différent de ce qui avait été proposé entre 1993 et 2001 puisque, grande première, c’est aux commandes de karts électriques que les pilotes étaient amenés à en découdre.

Vingt pilotes au palmarès international généralement bien garni, en plus de dix pilotes juniors, avaient été invités. Trente machines (plus six de réserve qui ont beaucoup servi !) avaient été préparées pour l’occasion, équipées de deux batteries faites de nickel, cobalt et manganèse. Au final, des karts développant 30 CV, ce qui en fait parmi les plus puissants pour cette discipline puisqu’en comparaison, les machines à essence de 125cc délivrent habituellement entre 22 et 28 CV.

Sous les yeux d’un public plus clairsemé que prévu, Sébastien Loeb, les pilotes de F1 Adrian Sutil, Paul Di Resta, Romain Grosjean, Jérôme D’Ambrosio, l’ex-champion de DTM Gary Paffett ou encore les vedettes françaises Sébastien Bourdais, Stéphane Sarrazin et Sébastien Ogier étaient bien sûr les plus applaudis.

Si plusieurs pilotes nous ont confié que s’habituer au pilotage d’un engin électrique n’était pas chose aisée (beaucoup de couple mais moins de vitesse de pointe), le spectacle a tout de même été d’un bon niveau, mais l’absence de bruit des machines et les différences de puissance d’un kart à l’autre nous laissent à penser que ce type de technologie a encore besoin d’un peu de développement avant de devenir populaire.

Lors de la grande finale du samedi, deux pilotes de réserve en Formule 1 ont volé la vedette. Jules Bianchi (troisième pilote Ferrari en 2011) et Jean-Éric Vergne (qui sera le pilote de réserve de Red Bull en 2012) ont réalisé le doublé, devant Stéphane Sarrazin. Qualifié premier, Sébastien Ogier a du renoncer suite à un accrochage, tout comme le Canadien Robert Wickens. Revenu le matin même de la remise des prix de la FIA en Inde, Sébastien Loeb a terminé huitième. Dans la catégorie des pilotes Junior, le Monégasque Charles Leclerc (14 ans) a survolé les débats. Le Canadien Lance Stroll finit sixième.

Le Montréalais Lance Stroll

Le dimanche, succès de Vergne devant D’Ambrosio et le pilote d’Endurance Julien Jousse, qui devance Paffett au terme d’une course où les accrochqges furent nombreux. Aux commandes d'un kart peu compétitif, Wickens n’avait pu se qualifier. Beaucoup d’incidents aussi dans la course des juniors, Lance Stroll étant envoyé dans le mur à trois tours du terme alors qu’il avait la victoire à portée de main. Le Monégasque Charles Leclerc a obtenu un second succès consécutif.

Le Trophée Andros de course sur glace était également en action le week-end dernier. Sur la piste de la Principauté d’Andorre, Alain Prost (Dacia) l’a emporté. Jacques Villeneuve, qui dispute toute la saison sur une Skoda, termine sixième.

Alain Prost, gagnant au Trophée Andros