La Murcielago cède la place à l'Aventador

La Lamborghini Murcialago nous quitte, mais cela ne signifie pas que la célèbre marque à l'effigie du taureau fonceur a abandonné la production de voitures dotées d’un moteur V12. En effet, dans le cadre du Salon de l'auto de Genève, la direction de la compagnie a présenté l'Aventador, une voiture qui poursuit la tradition des célèbres bolides de ce constructeur. Pour la petite histoire, Aventador est le nom d'un taureau qui pénétra dans l'arène de Saragosse en octobre 1993 où il remporta le “Trofeo de la Peña La Madroñera” pour sa bravoure exceptionnelle. On peut parier également qu'il a remporté le titre de meilleur steak de l'année dans cette ville. Vous avouerez avec moi qu'il est quelque peu curieux de nommer une voiture du nom d'une bête qui a été exécutée dans l'arène.

Si on poursuit la tradition de la nomenclature du modèle Lamborghini à moteur V 12, comme ses prédécesseurs ce moteur ne fait pas dans la dentelle. En effet, il est d'une cylindrée de 6,5 litres et produit 700 chevaux. Ce qui assure un temps d'accélération de 2,9 secondes pour boucler le 0-100 km/h tandis que la vitesse de pointe est de 350 km/h. Rien de moins !

Bien entendu, pour transmettre cette cavalerie au bitume, les ingénieurs ont fait appel à un rouage  intégral. Après tout, quand on sait que cette marque relève de la division Audi, ça paraît très logique.

La gestion de cette puissance est la responsabilité d'une toute nouvelle boîte automatique. Celle-ci est du type à deux arbres. Elle possède  sept rapports de marche avant et un de marche arrière. Pour des raisons de résistance et de longévité, les anneaux de synchronisation sont fabriqués en fibre de carbone. La rapidité des passages de rapports s'explique par la conception même de la transmission, connue sous l'acronyme ISR - Independent Shifting Rod. Tel que mentionné, l’utilisation d’un double embrayage assure une meilleure efficacité, mais l’approche technologique des ingénieurs italiens avec le système ISR assure des performances supérieures,

Un détail en passant, toute cette puissance nécessite bien entendu une alimentation en hydrocarbure assez impressionnante. Si jamais vous roulez en ville avec votre Aventador, la moyenne sera d'environ 27 litres aux 100 km. C'est heureusement beaucoup mieux sur la grande route alors que cette moyenne est de 11,3 litres au 100 kilomètres. Vous l’avez deviné, cette Lamborghini n'est pas une citadine.

La pièce de résistance
Mais l'élément le plus impressionnant de cette voiture, ce n'est pas sa boîte automatique robotisée ou encore son moteur de 700 chevaux. C'est impressionnant mais on est habitué à de telles extravagances mécaniques de la part  de ce constructeur. En fait, ce qui distingue cette voiture, ce n'est pas non plus sa silhouette qui est toujours spectaculaire, mais la construction de sa carrosserie qui est constituée de panneaux en fibre de carbone, le tout articulé autour d'un châssis  monocoque lui aussi en fibre de carbone, comme sur les voitures de Formule 1. La Murcielago possédait de nombreux éléments en fibre de carbone dans sa structure, mais cette fois-ci toute la partie centrale est de type monocoque. Le moteur, la transmission les éléments de la suspension sont tous  reliés à celle-ci à l'aide de pastilles en  aluminium sur laquelle on peut visser ces éléments.

L'ennemi !
Malgré sa réputation de voiture ultra performante, sa puissance et ses performances routières, l'Aventador devra affronter un adversaire de taille. En effet, la compagnie McLaren vient de dévoiler son tout nouveau bolide, le MP4-12C. Celui-ci est également doté d'un monocoque en carbone, ses portières s'ouvrent verticalement elles aussi, même si ce n'est pas aussi sophistiqué que sur la Lamborghini, et l'habitacle est plus ou moins similaire. Il faut ajouter la présence d’une  boîte robotisée à sept rapports également. Par contre, notre belle italienne produit 108 chevaux de plus, sa vitesse de pointe est supérieure et elle met quelques fractions de seconde de moins pour atteindre les 100 km/h. En plus, elle est beaucoup plus chère, ce qui plaira à certains qui veulent toujours nous épater avec leur compte de banque.

Ces deux  bolides vont se livrer une guerre de prestige et de performance. Mais la production demeurera toujours limitée et c'est tant mieux puisque cela permettra à des centaines de milliers d'amateurs de voitures de sport de rêver à ces fabuleux bolides.

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