La police de Toronto en a assez du «butt dialing»

L’année dernière, les services d’urgence 911 de la ville de Toronto ont reçu pas moins de 107 000 appels de postérieurs. 

Oui, 107 000. C’est que plusieurs téléphones (notamment des BlackBerry) permettent d’appeler le 911 sans déverrouiller l’écran, en cas d’urgence... Mais cette facilité a un prix: il est beaucoup trop facile d’appuyer accidentellement sur la touche ou le bout d’écran qui communique avec les services d’urgence par inadvertance, que ce soit en s’assoyant sur son téléphone, en se cognant sur un cadre de porte ou sur un autre utilisateur du métro, etc. Et puisque tous les appels au 911 doivent être vérifiés au cas où il s’agirait d’une véritable urgence, cette épidémie de faux appels mobilise les policiers, les pompiers et les ambulanciers plusieurs fois par jour pour rien.
 
Pour sensibiliser la population au problème, la police de Toronto a lancé une série de vidéos plutôt surréaliste. En voici un exemple:
 
 
Semble-t-il que ça marche, puisque la campagne a commencé au début de l’année et que le nombre de faux appels au 911 a chuté d’environ 10 000 par rapport à la même période en 2011. Mais il y a encore du chemin à faire...
 
Photo : twicepix