Le 15 mars…On garde son sang-froid et ses pneus d’hiver!

Il arrive souvent à la fin de l’hiver que la chaussée soit dégagée mais humide. En fin de journée, ce genre de conditions est responsable de plaques de glace sur la route.

Plusieurs automobilistes attendent avec impatience l'arrivée du 15 mars. Pourquoi? Tout simplement parce que c'est la date choisie par le gouvernement pour nous permettre de remplacer les pneus d'hiver par des pneus d'été ou quatre saisons.

Pour bien des gens, cette date arbitraire n'a rien de bien excitant. Mais pour d'autres, c’est quasiment une obligation de procéder. Il est vrai que les pneus à neige atténuent l'agrément de conduite en plus d’être bruyants et d’augmenter la consommation de carburant. Pour les propriétaires de voitures sportives ou pour ceux qui attachent beaucoup d’importance au plaisir  de la conduite, la possibilité de s’en débarrasser est anticipée avec joie.
 
Même si les probabilités de tempêtes de neige importantes sont plus faibles en mars qu'en janvier ou février, cela demeure malgré tout une possibilité. Avant de passer chez votre garagiste, jetez tout au moins un coup d'œil aux sites de prévisions météorologiques à long terme afin de voir s'il n'y a pas une veille de précipitation neigeuse importante prévue. Si tel est le cas, mieux vaut patienter un peu afin  d’affronter cette intempérie hivernale avec plus d'assurance.
 
Tempête tardive
 
Il ne faut pas non plus ignorer le fait que les pneumatiques d’hiver sont constitués d’une semelle dont la gomme résiste mieux aux températures froides. Même au milieu du mois de mars, la température la nuit peut être à un niveau assez bas pour influer sur la dureté du caoutchouc. De plus, dans la journée, la neige fond sous les rayons du soleil et tend à s’accumuler sur la chaussée. Une fois la nuit venue, ces flaques d'eau se transforment en plaques de glace. Puisque le pneu d'hiver assure une meilleure adhérence sur ce type de surface, le fait de les conserver une ou deux semaines de plus est une bonne décision. 
 
Les pneus destinés à une conduite sous une température clémente deviennent plus durs par temps froid, ce qui réduit leur efficacité et leur adhérence. Pendant une ou deux semaines après avoir remplacé les pneus d’hiver, assurez-vous de conduire avec prudence particulièrement lorsque la nuit a été froide.
 
Ceci dit, il faut toujours tenir compte des conditions saisonnières. Cette année, l'hiver n'a pas été trop rigoureux dans la plupart des régions de la province, bien au contraire. Non seulement les températures moyennes ont été au-dessus de la normale, mais les précipitations ont été relativement faibles. En tout cas pour la grande région métropolitaine de Montréal. Cela n'empêche pas que des chutes de neige tardives à la fin de mars puissent survenir. Au lieu d’agir en fonction d’une date arbitraire, mieux vaut prendre sa décision selon les conditions locales et les prévisions régionales de la météo.
 
Même s'il est parfois sage de conserver les pneus d’hiver pendant une ou deux semaines après la date légale d’utilisation, cela ne signifie pas qu’il faille les garder trop longtemps. Premièrement, les tempêtes de neige et de poudrerie sont rarissimes en avril. Deuxièmement, les pneus d’hiver sont beaucoup moins performants lorsque la chaussée est dégagée et les températures chaudes. Le caoutchouc s'use rapidement, les distances de freinage sont nettement plus longues tandis que la tenue en virage est inférieure à celle fournie par des pneumatiques quatre saisons. Sans oublier que leurs performances sous la pluie sont moyennes. Il n'y a donc aucune raison de rouler encore avec ses pneus d'hiver à la mi-avril.
 
Somme toute, comme dans la plupart des situations, le gros bon sens a toujours sa place. Au fait, si vous avez des pneus à crampons, il faut les enlever avant le 1er mai.