Le Pentagone veut des robots pour remplacer des humains.

Pour démontrer le sérieux de sa démarche, le ministère américain de la défense lance un concours pour encourager des chercheurs, issus de l’entreprise privée ou des universités, à concevoir et développer des robots spécialisés qui pourraient opérer dans des zones affectées par un désastre naturel ou humain. Il faudrait qu’ils puissent conduire des véhicules et manipuler des outils. 

La compétition est chapeautée par Darpa (Defense Advanced Research and Planning Agency), la division recherche & développement du Pentagone. Il est clair que la mission de ses robots pourrait inspirer un design humanoïde mais des spécialistes pensent qu’elle pourrait donner lieu aussi à des créatures hybrides avec plusieurs bras et des systèmes de poulies et de cordes en plus des jambes. 
 
Darpa a rendu public la semaine dernière une série de tâches que les robots auraient à accomplir. Parmi celle-ci, la conduite d’un véhicule dans un lieu touché par une catastrophe, se déplacer parmi des gravats, retirer des débris de l’entrée d’une bâtisse, monter une échelle, utiliser un outil pour percer un mur de béton, ou encore ouvrir ou fermer une valve. Bref, on cherche un robot très polyvalent. 
 
L’idée de cette compétition a émergé l’an dernier après l’accident nucléaire de Fukushima au Japon.  Selon Gill Pratt de Darpa : «Dans les 24 premières heures après l’accident, il y des choses qui ne se sont pas faites parce qu’il était trop dangereux pour des humains de se rendre sur les lieux». 
 
L’agence n’a pas encore annoncé la somme d’argent qui sera allouée au programme ou encore le montant du prix pour le gagnant. Ce qu’on sait, c’est que les premières soumissions devront être déposées en 2013, puis en 2015. Les robot n’auront pas à être complètement autonome et pourront être supervisés par des opérateurs humains.  
 
Cette compétition illustre les progrès rapides réalisés dans le développement de système robotique autonome pour l’armée mais aussi dans le secteur manufacturier ou encore pour des applications maison. 
 
Darpa souhaite une participation internationale. 
 
Source : nytimes.com