Le sommeil au volant détecté par... votre volant!

par François Dominic Laramée

Les automobilistes qui s’endorment en conduisant provoquent une bonne partie des accidents routiers. Le problème est grave, d’autant plus que la somnolence est parfois le symptôme non pas d’une grande fatigue, mais plutôt d’un cas relativement bénin du «mal des déplacements»: certains individus s’endorment plutôt que d’avoir la nausée, que ce soit dans l’auto, sur un bateau ou dans l’avion. C’est d’ailleurs ce qui explique le vieux truc qui consiste à promener bébé en auto pour l’endormir. (Si, comme moi, vous vous endormez systématiquement lors d’un décollage ou lors d’une balade sur l’autoroute, vous savez maintenant pourquoi!)

Toujours est-il que plusieurs techniques ont été développées pour combattre le problème, des bandes rugueuses sur les bordures des routes jusqu’aux caméras intégrées aux tableaux de bord. Des chercheurs de l’Université Washington State ont trouvé une méthode plus simple et moins dispendieuse : faire confiance au volant lui-même.

Lorsqu’un conducteur devient moins alerte, il corrige la trajectoire de son véhicule moins souvent, ce qui se traduit par un plus petit nombre de mouvements du volant. Si celui-ci est doté d’un détecteur de mouvement (ce qui est déjà le cas si votre auto est dotée d’une direction assistée électronique), il devient assez facile de surveiller la fréquence des changements de direction. La méthode de Washington State détecte aussi la position du véhicule dans sa voie pour éviter qu’il ne dérive dans la trajectoire d’un autre conducteur.

Puisque cette technique n’exige à peu près aucun matériel supplémentaire, elle coûterait beaucoup moins cher que les systèmes complexes qui existent déjà chez certains manufacturiers et pourrait rapidement être déployée à grande échelle. À surveiller.

Source: Gizmodo