Les cadres de porte sont les ennemis de la mémoire

Vous est-il déjà arrivé de vous lever pour aller chercher un verre d’eau dans la cuisine, d’entrer dans celle-ci, et… D’oublier pourquoi vous y étiez venu? Ce n’est pas votre faute, mais bien celle du cadre de porte que vous avez dû franchir.

C’est du moins ce que suggère une recherche menée au département de psychologie de l’Université Notre Dame, aux États-Unis. Semble-t-il que franchir le seuil d’une porte serait, pour notre cerveau, une “frontière entre deux événements”. Or, lorsqu’un événement se termine, le cerveau considère qu’il peut nettoyer sa mémoire à court terme et classer son contenu dans les souvenirs. Se rappeler d’une décision prise dans une pièce une fois rendu dans l’autre demande donc un effort particulier.

On ne sait pas si les fenêtres (informatiques) ont le même effet que les portes (physiques), mais si oui, ça expliquerait pourquoi une idée qui me vient pendant que je suis en train de fouiner dans un site Web m’échappe parfois avant que j’aie eu le temps de démarrer un autre onglet. Ou peut-être que c’est la vieillesse qui me rattrape.

Source : MedicalExpress / Photo : The_Gut