Les “gamers finis” ont un cerveau différent des autres

Selon une équipe de chercheurs menée par Simone Kuhn, une psychologue belge, les cerveaux des gros joueurs (ceux qui jouent au moins 9 heures par semaine) contiendraient plus de matière grise que la moyenne… dans la zone du cerveau associée aux “récompenses” et au triomphe.

L’étude porte sur 154 adolescents de 14 ans, garçons et filles. Elle n’indique cependant pas la présence ou la direction d’une relation de causalité: on ne sait pas si le fait d’avoir un cerveau déjà plus susceptible à la décharge émotionnelle associée à une victoire est ce qui attire une personne vers le jeu vidéo, ou si le fait de jouer beaucoup stimule la croissance de cette partie du cerveau, ou s’il s’agit d’une simple coïncidence.

Les chercheurs soulignent cependant que leurs observations sont similaires à ce que l’on retrouve chez les gamblers et autres personnalités de type “toxicomanogène”, ce qui pourrait permettre d’étudier le phénomène de “l’accoutumance” dans un contexte bénin. Après tout, passer beaucoup de temps à jouer à des jeux vidéo, aussi accrocheurs soient-ils, ce n’est pas bien dangereux - tant qu’on se rappelle d’aller prendre une marche de temps en temps!

Source : MedicalXpress