Les meilleurs bières et cocktails de camping

par Henri Michaud le 27 avril 2015

Nous voilà rendus au camping après 200 kilomètres de nids-de-poule, parfois d’autruche, qui minent les routes québécoises. Le chialeux de la gang, Kevin, qui conduit l’autre véhicule, a eu une crevaison… Ce n’est pas la première fois qu’il tombe à plat!

 

Parlons bières

Après avoir entendu (sans écouter!) les consignes du préposé à l’accueil, on va à notre emplacement. Un terrain boisé, près d’un ruisseau, un peu à l’écart. Boisé, dit-il. Parfait pour avaler quelques bonnes bières. Justement, on a une provision de Part du Diable, une bonne double brune qui offre un petit côté boisé. Une fois sur place, on en débouche trois. Ça va aider pour s’installer.

 Bière Part du DiableSource          

 

Voilà Kevin qui arrive, de mauvaise humeur comme d’habitude… « C’est loin! Avez-vous déjà bu toutes les bières ? » On s’empresse de lui répondre. « La glacière est encore pleine, et y’a des bières qui reposent dans le ruisseau. »

« J’espère qu’elles sont à l’ombre, répond-il. Le soleil affecte le liquide. Et puis, ta glacière doit être à l’abri aussi », ajoute-t-il en ouvrant une Pale Ale à la lime et à la framboise. Merci, Joe Connaissant!

bière Pale ale Lime et framboiseSource          

On monte les deux tentes — on est sept sur le même emplacement — en avalant bière après bière. Les provisions de Dominus Vobiscum blanche, de Saison Haute, de Solstice d’été et de Belle Gueule fondent à vue d’œil, pendant que le mercure est à la hausse. Évidemment, Kevin en arrache pour monter sa 4 places toute neuve. Il a dû la remplacer après qu’un raton-laveur ait saccagé son vieil équipement qui abritait aussi ses provisions.

bière Dominus Vobiscum blanche

 

Question de cocktails

Enfin installés! Kevin tente d’allumer le charbon de bois pendant que Léa prépare le premier cocktail de la soirée : un mojito. Elle avait pris la précaution de mélanger les ingrédients (lime, rhum, sucre) et avait, bien au frais, deux bouteilles de soda. Pour la menthe, il ne restait qu’à la trouver sur le terrain. La menthe du Canada sera parfaite! Et y’en a en abondance…

Mojito en camping(Photo: Thinsktock)         

Une fois le souper terminé, Dave sort sa guitare. Il ne connaît que six « tounes » qu’il jouera en faussant, jusqu’à ce qu’on le supplie d’arrêter.  Catherine, l’autre fille du groupe, ouvre une bouteille dans laquelle elle a mixé du whisky, de la limonade et du miel. Il ne reste qu’à ajouter du soda club et de la menthe (y’en a encore!) pour obtenir un Whisky limonade. Le fun s’installe.

Léa opte plutôt pour une Sangri-bière, un produit de la microbrasserie La Barberie.

           

Alcool et camping

Nous voilà à court de soda club. Y’en a sûrement au dépanneur du camping. Kevin, qui chiale encore, décide de s’y rendre, un verre à la main. Il revient 10 minutes plus tard, le verre vide… sans soda club! « Savez-vous qu’ici, il est interdit de boire de l’alcool dans les aires communes. Le gardien m’a obligé à vider mon verre. Quelques bibittes vont sûrement s’en régaler… Et puis, y’a un « black out ». Pas d’alcool entre 23 h et 7 h ». On aurait dû écouter les consignes.

           

Fidèle à son habitude, Étienne, un peu pompette, est étendu de tout son long pendant que Dave joue, pour la 3e fois, Le blues de la métropole. On le supplie d’arrêter. Léa, toujours pleine de ressources, sort de sa glacière une bouteille de mélange à Margarita Salvator, achetée lors d’un voyage en Ontario. Plus d’un litre de mix auquel il suffit d’ajouter de la tequila… Wow!Salvador Magarita

Source         

D’autres optent pour de la vodka Red Bull. Il y en a qui ne sont pas couchés!

 

Pour conserver les liquides froids

 Il ne reste que quelques bouteilles de bière… David, le plus sobre du groupe, décide d’aller au dépanneur. Mission : trouver du liquide. Il revient avec une caisse de 24 canettes de bière froide aromatisée à la lime et… une pelle! Le voilà qui creuse un trou… Puis, il déballe un drôle d’équipement. « C’est un eCool, dit notre expert en gadgets. Ça vient du Danemark et ça utilise la fraîcheur de la terre pour garder les bières frettes. Pour en sortir une, il suffit de tourner la manivelle ». Ce que nous faisons tous.

eCoolSource          

Évidemment, tout bon dépanneur vend de la glace. Mais, lors des journées chaudes, les gens se bousculent pour s’en procurer. Ça prend donc de bonnes provisions.

Un ruisseau qui coule est idéal pour refroidir vos liquides (eau minérale, bières, mélanges à cocktail, soda club, limonade). Toutefois, si le courant est trop fort, vous risquez d’en perdre. Sortez votre côté castor et faites un petit barrage en pierres, au besoin.

 

Nuit mouvementée

23 h 35. Un colosse se pointe à l’emplacement et nous oblige à vider nos bières et nos cocktails. Couvre-feu, dit-il. On n’a pas le choix. Le groupe se divise. Je cède ma tente 6 places à Catherine et Léa pour qu’elles soient plus à l’aise avec leurs copains qui viennent d’avaler des vodkas Red Bull. Étienne, Kevin et moi dormirons dans l’autre tente.

Sitôt installé, Étienne se met à ronfler comme un paquebot. Pas moyen de dormir. Durant les rares silences, on entend le son des maringouins et des bruits qui viennent de la tente voisine : aucun doute sur ce qui se passe dans les sleepings bags. Puis, vers 2 h, autre problème : deux mouffettes ont choisi de piger dans nos provisions, laissées dehors sans surveillance. On aurait dû les mettre dans l’auto. Voilà Kevin qui « pète sa coche » contre ces maudites bêtes puantes qui, en plus, ont arrosé son véhicule… Évidemment, personne, sauf Étienne, n’a réussi à dormir.

Malgré l’odeur (on s’y habitue!), c’est vers 3 h 30 que les trois célibataires ferment l’œil… pour être éveillés 1 h 45 plus tard par le cri d’un huard. « Tiens, y’a un lac pas loin. On ira se baigner. »

Kevin, déplaisant comme deux, gueule encore. Couples, ronflements, odeurs, maringouins, couvre-feu, tout y passe. Puis, vers huit heures, il choisit de retourner en ville, démonte sa tente, embarque Étienne et la guitare de Dave dans son véhicule puis démarre en faisant lever de la poussière, me laissant le rôle de chaperon. Ma décision est prise, plus question de faire du camping avec des chialeux ou des soulons. Je vais mieux choisir ma gang.

Installés dans un nouvel emplacement, on reste tous les cinq, à s’amuser, à se baigner, jusqu’à ce que Catherine me promette de me présenter son amie Katia : une célibataire qui adore le camping. C’est drôle, ça me tente!  

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