Les moustiques pourraient bien être chose du passé

par François Dominic Laramée le 27 mai 2014

En fin de semaine, j’ai eu droit à mes premières piqûres de maringouins de la saison. Avec la saison des terrasses qui s’amorce, le fléau promet de s’abattre sur tout le Québec d’une journée à l’autre, si ce n’est déjà fait dans votre région. Mais grâce à une poignée de scientifiques, il n’est pas impossible que le maringouin et ses cousins colporteurs de maladies graves ne soient un jour qu’un mauvais souvenir.

En mars dernier, l’émission de radio américaine Radio Lab s’est penchée sur les nombreux malheurs causés par les quelque 3 000 espèces de moustiques. La malaria, par exemple, qui est transmise par ces vilaines bestioles, aurait causé la moitié des décès d’êtres humains depuis l’âge de pierre.

Des chercheurs tentent donc de trouver une manière de se débarrasser du problème. Une usine d’incubation de moustiques au Brésil a notamment développé une lignée de moustiques infectée par une «bombe génétique» qui reste dormante chez les individus adultes… Mais qui tue leurs larves après la reproduction. En larguant des mâles porteurs de la bombe génétique dans la nature en assez grand nombre pour qu’ils supplantent les mâles normaux dans le processus de reproduction, ils ont réussi à réduire la population locale de moustiques de 90% à 96% d’un seul coup — et l’effet se maintient d’année en année.

Inquiet des «effets secondaires» possibles de l’extermination des moustiques sur l’environnement? C’est légitime. Mais malgré des décennies de recherche, personne n’a jamais trouvé de rôle utile aux moustiques. Ils ne constituent pas une source de nourriture significative pour d’autres espèces. Ils ne fécondent pas de plantes. Ils ne sont qu’une nuisance… À ce que l’on sache.

L’émission de baladodiffusion, intitulée «Kill ‘em all», dure une vingtaine de minutes. Profitez-en pour vous abonner à Radio Lab, qui est l’une des meilleures séries sur le Web :-)

Source: Radio Lab