Les odeurs de flatulences sont bonnes pour la santé!

par François Dominic Laramée le 16 juillet 2014

C’est du moins une conclusion que l’on peut à peu près tirer d’une drôle d’étude scientifique publiée par l’Université d’Exeter, au Royaume-Uni.

D’abord, il faut savoir que les mitochondries, de minuscules composantes des cellules vivantes qui sont chargées de produire de l’énergie, sont souvent endommagées par les maladies, ce qui prive les cellules de ressources nécessaires pour se défendre: une sorte de cercle vicieux particulièrement nocif. Or, selon l’étude des chercheurs d’Exeter, la livraison d’une petite quantité de sulfure d’hydrogène dans la cellule, par l’intermédiaire d’une petite pilule, aiderait à remplacer les défenses que la cellule n’est plus capable de produire par elle-même et à protéger les mitochondries, ce qui renforce la résistance aux maladies puisque les cellules ont plus d’énergie pour les combattre.

Or, qu’est-ce que le sulfure d’hydrogène? C’est le gaz malodorant qui vous chasse de la salle de réunion lorsqu’un de vos collègues de travail a englouti seize burritos pendant l’heure du lunch. (Le sulfure ne forme qu’une minorité du «problème gazeux» en question, le reste étant typiquement composé de méthane et peut-être de quelques assaisonnements comme le gaz carbonique; ces autres composantes ne sentent rien, elles.)

Évidemment, il y a une marge entre prendre une pilule qui encourage nos cellules à produire un peu de sulfure d’hydrogène quand on est malade et emménager dans la salle de toilettes d’un restaurant douteux dans l’espoir de vivre éternellement. Surtout qu’en grande quantité, le sulfure d’hydrogène est un poison violent. Mais on peut tout de même se réjouir d’apprendre que la source des odeurs de pets pourrait, d’une certaine manière, nous protéger « du diabète, des AVC, des maladies cardiaques et même de la démence » selon le communiqué des chercheurs!