Les robots comptent pour 60% du trafic sur le Web

Et même un peu plus que ça: 61,5% pour être précis. C’est la conclusion d’une étude menée récemment pour le compte de l’entreprise d’infonuagique Incapsula.

Nous, pauvres humains, ne fournissons que 38,5% des données qui transitent sur le Web. Le reste du trafic est divisé à peu près également entre les «bons bots» (31%), notamment ceux des moteurs de recherche, et les «mauvais bots» (30,5%). Dans cette dernière catégorie, on compte:

  • Les logiciels imposteurs, impliqués dans les attaques contre les sites Web («denial of service»), la dégradation du service de certains fournisseurs, etc. Ils comptent pour 20,5% de tout le trafic.
  • Les «gratte-données» (scrapers) qui récoltent des adresses de courriel au bénéfice de polluposteurs et qui volent du contenu pour le dupliquer sans permission. Ils comptent pour 5% de tout le trafic.
  • Les outils de piratage, qui cherchent à injecter du maliciel, à s’emparer de serveurs, à détruire des données ou à voler des numéros de cartes de crédit. Ils comptent pour 4,5% du trafic.
  • Le pollupostage («spam»), notamment les faux commentaires sur des blogues. Il compte pour 0,5% du trafic sur le Web, ce qui ne tient pas compte de son omniprésence dans le courriel.

Il y a cependant de bonnes nouvelles: si le trafic des «bons bots» a augmenté de 55% en un an, celui de certaines catégories de «mauvais bots» est en baisse. C’est notamment le cas du spam, qui a baissé des trois quarts en un an, sans doute en raison de l’amélioration des filtres.

N’empêche que si vous constatez une hausse vertigineuse du trafic sur votre blogue en consultant l’outil de suivi de WordPress, vous n’avez peut-être pas tant de «vrais» nouveaux lecteurs que vous pourriez le penser!

Source: Incapsula