Lexus CT200h 2014: L'ultime Prius

Les lignes de la CT200h sont fluides et dynamiques

Avec la montée des prix de l'essence, les voitures hybrides ont de plus en plus la cote. Plusieurs manufacturiers se lancent dans ce segment, espérant attirer une clientèle qui en a marre de devoir toujours payer plus cher à la pompe. Toyota mène la danse avec sa Prius, qui a reçu plusieurs éloges au sujet de sa fiabilité à long terme et de sa frugalité. Mais certains acheteurs ne peuvent se permettre d'être vus au volant d'une vulgaire Toyota. C'est pour eux que le manufacturier a conçu la Lexus CT200h.

De l'économie signée Toyota

La première chose qu'il faut savoir au sujet de la CT200h, c'est qu'elle est construite sur la plateforme de la Corolla. On lui a ensuite greffé le système électrique et le moteur thermique de 1,8 litre provenant de la Prius. Si cette mécanique est très frugale (5 litres aux 100 km, sans vraiment essayer d'être économe), elle n'est cependant pas un gage de performance. Les accélérations sont laborieuses, et un dépassement sur une route secondaire demande de la planification. Par contre, en conduite urbaine, le système électrique se tire superbement bien d'affaire, puisqu'il peut fonctionner pendant plusieurs minutes sans avoir besoin du moteur thermique. On ne remarque pas trop le travail de la transmission CVT, à part lorsqu'on enfonce l'accélérateur au maximum.

Du style signé Lexus

À mon avis, le style de la CT200h est un de ses plus grands atouts. Elle est celle qui porte le mieux la grille « bouche de prédateur » de la marque, et les lignes sont très bien agencées ensemble. Les dimensions extérieures sont similaires à celles de la défunte Toyota Matrix, mais les proportions donnent à la petite hybride un aspect bien différent. Néanmoins, le pilier D, bien que joli, est très large et crée un important angle mort trois quart arrière.

En prenant place à l'intérieur, on remarque immédiatement que beaucoup d'attention y a été portée. Les sièges sont confortables, et tous les boutons importants sont placés stratégiquement pour être accessibles pour le conducteur. La console centrale est surélevée et regroupe le sélecteur de mode de conduite (Eco, Normal et Sport) et l'espèce de souris qui commande le système de divertissement. Il faut quelque temps pour s'habituer à son maniement, mais le pointeur devient rapidement intuitif à utiliser. Un bon point aussi pour la chaîne audio : même si le moteur de la CT200h n'est pas très agréable à écouter, son système à 10 haut-parleurs compense largement!

Et ça se conduit comme une vraie voiture!

J'étais sceptique en démarrant cette Lexus pour la première fois. Étant donné qu'il s'agissait de ma première hybride, je ne savais pas trop comment aborder la conduite d'un tel véhicule. Piloter la petite CT200h a toutefois été très simple. Les systèmes de la voiture prennent tout en charge, et il ne vous reste plus qu'à actionner les pédales et le volant pour vous rendre à destination! La Lexus est équipée d'un système Start-Stop, qui éteint le moteur à essence quand le véhicule est arrêté. On redémarre ensuite uniquement avec le système électrique. Avec la CT200h, je me suis plus d'une fois surpris à moduler la pédale de droite avec précision, essayant le plus possible de maximiser chaque départ pour ne pas réveiller le moulin thermique.

La pédale de frein est déconcertante : elle ne donne pas l'impression d'agir directement sur les freins, mais bien de relayer à un ordinateur la force de freinage désirée. Avec en plus le système de récupération d'énergie qui s'active au moment de décélérer, il faut du temps pour s'habituer à cette pédale. Pour le reste, la direction électrique passe de déconnectée en mode Eco à déconnectée (mais plus ferme) en mode Sport. Avec ce mode, la CT200h a beau essayer de nous convaincre qu'elle devient l'équivalent hybride de la LFA, avec son éclairage intérieur qui passe du bleu au rouge et son volant qui se raffermit, on n'est pas dupe... Ou du moins, on ne l'est plus après avoir enchainé quelques virages. Les suspensions sont quelque peu molles, et en conduite sportive, on sent le véhicule tanguer. Par contre, sur de longues distances, elles sont très confortables.

Une part de futur et deux de présent

Somme toute, la Lexus CT200h est une très bonne voiture pour ceux qui veulent réaliser une importante économie de carburant et avoir une touche de luxe. À près de 31 000 $ en version de base, elle représente une alternative agréable à la compétition allemande dans le segment des compactes luxueuses. Il faut cependant être prêt à dire adieu à toute prétention sportive.

Bien que cette hybride ne soit pas la voiture du futur, elle est une excellente solution pour le présent!

Fiche d'évaluation

Modèle à l'essai

Lexus CT 200h 2014

Fourchette de prix

33 120 à 40 570$

Prix du modèle à l'essai

33 120$

Garantie de base

4 ans / 80 000 km

Garantie du groupe motopropulseur

6 ans / 110 000 km

Options

n.d.

Concurrents

 

Points forts

Style réussi
Frugale à la pompe
Facile à conduire
Système d'infodivertissement intuitif
Fiabilité prouvée

Points faibles

Performances soporifiques
Angles morts importants
Modulation étrange des freins
Espace de chargement arrière réduit

Fiche d'appréciation

Consommation

90.0 %

Valeur subjective

60.0 %

Esthétique

80.0 %

Confort

80.0 %

Performance

40.0 %

Appréciation générale

70.0 %