Lire Harry Potter fait de vous une meilleure personne

par François Dominic Laramée le 19 septembre 2014

Dans la catégorie: « Prouvé par la science, même si on ne sait pas trop pourquoi », voilà que trois nouvelles expériences menées par le psychologue universitaire italien Loris Vezzali démontrent que l’on devient plus attentif aux besoins des autres et plus ouvert à la différence quand on lit les romans de Harry Potter.

Dans un premier temps, deux groupes d’enfants ont été réunis, une fois par semaine pendant six semaines, pour lire et discuter des passages des romans avec l'un des membres de l’équipe de Vezzali. À la fin de l’expérience, les enfants qui avaient lu des passages chargés d’émotion, comme les insultes que Draco Malfoy lance au visage d'Hermione parce que ses parents ne sont pas des magiciens, ont démontré des attitudes plus ouvertes envers les immigrants que ceux qui avaient lu des passages plus neutres. La deuxième étude, menée auprès d’adolescents, a démontré une plus grande tolérance envers l’homosexualité; la troisième, qui impliquait des étudiants universitaires, une perception plus positive des demandeurs du statut de réfugié.

Les résultats des trois études ont été compilés dans un article publié dans le Journal of Applied Social Psychology.

Semble-t-il que le fait que Harry Potter et ses amis côtoient régulièrement des personnages qui appartiennent à des groupes dénigrés par la communauté magique, comme Dobby l’elfe serviteur, et que les méchants soient des élitistes hautains qui méprisent les « sangs mêlés » et autres « moldus », aiderait les lecteurs à ressentir de l’empathie envers les exclus dans leurs propres vies.

Notez que l’étude ne dit rien, par contre, sur le profil psychologique de ceux qui ont dévoré les sept livres de la série en espérant la victoire finale de Voldemort. On présume cependant que les conclusions positives ne s’appliquent pas à eux.

Source: Scientific American