MINI Cooper 2014, de moins en moins anglaise !

En voulez-vous des MINI?

Elle en a fait du chemin la MINI Cooper depuis sa réincarnation en 2002, elle qui est issue de parents de nationalité différente! Alors que son ancêtre était une anglaise pure laine, la MINI Cooper, seconde du nom, devient de plus en plus germanique, la marque ayant été achetée par BMW. Cela ne l’empêcha pas de se tailler une place de choix parmi les petites voitures. Au fil du temps, elle s’est même multipliée en diverses déclinaisons, élargissant grandement la famille. Les Noëls sont joyeux chez les MINIS.

Les formes particulières de cette deuxième génération et son gabarit n'étaient pas sans nous rappeler la MINI Cooper d’origine, première du nom. Son côté allemand lui apportait des gènes beaucoup plus bourgeois. Elle n’était plus une petite voiture abordable destinée à la masse, non, désormais, elle était une petite sportive de luxe, dotée d’une conduite emballante et bourrée de gadgets. Ne fricote pas qui veut avec la MINI.

De moins en moins mini

Voilà que 2014 apporte la 3e génération du modèle, une évolution assez importante par rapport à la MINI précédente. De plus en plus allemande, elle hérite de dimensions à la hausse. C'est assez évident au premier regard. La nouvelle MINI est plus longue de 114 mm, plus large de 44 mm et plus haute de 7 mm. Elle s’approche tranquillement des dimensions d’une sous-compacte. Bien entendu, tout ça afin de contenter ceux qui la trouvaient un peu trop mini et de la rendre un peu plus polyvalente. C’est surtout le gain d’espace de chargement qui est apprécié : 50 litres supplémentaires. Elle ne se transforme pas en fourgonnette, mais c’est tout de même mieux qu'avant!

Fini aussi le multiculturalisme dans le cas des motorisations. Cette année, on a droit à deux nouveaux moteurs qui cette fois proviennent entièrement de chez BMW. Au menu, turbocompression. La MINI de base abrite un 3 cylindres de 1,5 litre à double turbo et à injection directe, développant 134 chevaux, soit 13 de plus que celui de l’ancienne génération. Voilà une première application de ce moulin chez BMW/MINI alors qu’il prendra bientôt place à bord de la BMW i8, la nouvelle supervoiture hybride.

De son côté, la Cooper S reçoit un 4 cylindres également à double turbo et à injection directe. Il produit 189 chevaux et un excellent couple de 207 lb-pi. La bonne nouvelle, c’est que les deux moteurs carburent à l’essence régulière, même si l’on recommande du super. Deux transmissions sont offertes. Véritable espèce en voie de disparition, une boîte manuelle à six rapports est proposée de base. Cette dernière est plus légère et profite d’un étalement revu afin notamment de maximiser l’économie de carburant. Si vous n’aimez pas jouer du levier, une nouvelle boîte automatique à six rapports est optionnelle, elle comporte des palonniers derrière le volant, permettant de passer les rapports manuellement. Du reste, la puissance des moteurs est transmise aux roues avant, seule la MINI Countryman peut être équipée d’un rouage intégral.

De plus en plus jolie

Au chapitre du style, la nouvelle MINI marque une évolution. Bien entendu, elle conserve ses attributs classiques et elle reflète toujours l’historique de son ancêtre. L’avant est sans doute la partie la plus touchée avec une nouvelle grille beaucoup plus imposante. Les phares circulaires sont typiques, mais ils peuvent maintenant être commandés avec un éclairage au DEL. Le toit demeure allongé et plat alors que l’arrière profite aussi de feux retravaillés. Bref, on retrouve de nombreux changements, mais ils ne dénaturent pas la voiture.

C’est à bord que les changements sont les plus notables et l’habitacle reflète mieux le prix exigé pour la voiture. Par exemple, les nombreux panneaux de plastique sont mieux finis. Le tableau de bord demeure typique, sa disposition, les cadrans et les commandes sont loin du design intégré qu’on retrouve dans d’autres voitures. Le petit levier qui permet de démarrer la voiture illustre très bien comment on s’éloigne des habitacles traditionnels.

Au centre du tableau de bord, le large cadran circulaire typique à la MINI est encore là, mais il s’est fortement modernisé. Il comprend au milieu un écran couleur de 8,8 pouces qui affiche une multitude d’informations. On a eu la bonne idée de remplacer le petit levier par une molette plus conventionnelle afin de contrôler les divers éléments de ce système. L’extérieur du cadran est bordé d'une bande au DEL affichant différentes couleurs et rétroactions, par exemple, elle devient verte lorsque vous adoptez une conduite écoénergétique. Les espaces de rangement sont un peu plus nombreux et le dégagement aux places arrière est en hausse par rapport à l’ancienne génération.

Sur la route

La MINI n’est pas qu’une voiture de luxe hors du commun, elle brille tout autant par le plaisir de conduite qu'elle procure. Véritable petit kart, elle se dirige du bout des doigts et demeure collée au bitume en tout temps. En fait, elle représente un bolide de choix pour tout coureur automobile! Son format compact et son centre de gravité très bas la rendent agile alors que son poids réduit permet des performances grisantes malgré une cylindrée minimaliste. La Cooper S boucle le 0-100 km/h en 6,7 secondes, pas si mal tout de même.

Des deux moteurs, le quatre cylindres de 2,0 litres de la Cooper S est le plus enivrant. Son couple supérieur rend les accélérations plus agréables tout comme les reprises. On s’ennuie toutefois du pep initial du moulin suralimenté de l’ancienne Cooper S. Lorsque vous activez le mode Sport, la voiture « comprend » que vous voulez une conduite plus dynamique et par conséquent, ajuste plusieurs paramètres afin d’optimiser les performances. Ça fera même pétarader le silencieux quand vous décélérerez, une petite attention fort appréciée.

Adoptant une configuration différente, on a repoussé les roues encore plus aux extrémités de la voiture, ce qui non seulement améliore l’espace dans l’habitacle, mais maximise le comportement de la voiture. La forme du volant et sa prise en main sont dignes d’une voiture de course, alors qu’on a augmenté le support latéral des sièges. Voilà qui amplifie l'impression d’être à bord d’un petit bolide.

Normalement, on est toujours emballé par l’arrivée d’une nouvelle génération de modèles. Dans le cas de la nouvelle MINI, on est fort enchanté, mais on continue tout de même d’apprécier les anciennes générations. Ça prouve bien que la voiture est un classique! Quant à son prix, il sera dévoilé ultérieurement, mais il y a fort à parier que le catalogue des options fera à nouveau mal au portefeuille...