«Nostradamos», grand gagnant du Festival Vitesse Lumière

La 13e édition de Vitesse Lumière, le festival du cinéma fantastique de Québec, se terminait en fin de semaine avec les deux soirées de la compétition officielle, qui se déroulaient dans le grand hall du Musée de la Civilisation. Une trentaine de courts métrages d’horreur, de science-fiction, de fantaisie et d’animation québécois rivalisaient pour l’obtention des prix Météore - et cette année, j’avais le bonheur de faire partie du jury!

 
 
Une tâche particulièrement délicate, que de faire partie du jury à Vitesse Lumière. Parce que nous devions non seulement décerner les prix, mais aussi inventer les catégories au fur et à mesure! (Sérieusement, vous ne verrez jamais une compétition de cinéma aussi relaxe que celle de Vitesse Lumière. Tout le monde est heureux d’être là; les prix ne sont qu’un prétexte.)
 

Meilleur film : Nostradamos 

 
Nous avons été conquis par ce «documenteur» surréaliste dans lequel la population d’Amos se prépare pour la fin du monde en sachant que sa ville pourrait bien être le dernier refuge de l’humanité. Ce tour de force cinématographique, réalisé en 72 heures, met en vedette quelques personnalités bien en vue de la communauté amossoise, dont le véritable maire de la ville, Ulrick Chérubin. (Rares sont les politiciens, municipaux ou autres, qui accepteraient de se prêter à ce genre d’exercice... Et surtout de révéler quelques ambitions «labeaumesques» pour l’après-apocalypse!)
 
Voici la bande-annonce du film, qui ne lui rend pas pleinement justice:
 
 
Notez que Nostradamos a aussi reçu le prix du public lors de la première soirée de compétition... Par un seul vote, devant Attack of the Brain Suckers. À entendre le volume des éclats de rire pendant la projection, j’aurais cru que l’écart aurait été plus prononcé.
 

Meilleure direction photo : Le poids du vide

 
Nous aurions bien pu récompenser ce film d’Alain Fournier pour le jeu de ses acteurs, pour sa bande sonore percutante ou pour son ambiance délicieusement malsaine, mais c’est l’image qui nous a séduits par-dessus tout. En voici un extrait:
 
 

Meilleure animation : Un monde à découvrir 

 
Dans ce joli petit film délicat comme tout, un personnage grimpe jusqu’au ciel en escaladant une échelle formée des grands classiques de la littérature mondiale. Ça lui prend toute sa vie... Mais une surprise l’attend au sommet. Une belle réussite d’animation image par image mettant en vedette des personnages en pâte à modeler (peut-être simulés par ordinateur). Je n’ai cependant pas trouvé d’extrait sur le Web; si vous en connaissez un, pointez-nous vers lui dans les commentaires. 
 

Meilleure scène « gore »: Gaz 

 
Une catégorie choisie un peu à la blague pour rendre hommage à un film à l’humour déjanté, qui exploite à la perfection une animation de style South Park et une trame musicale survoltée. La fameuse scène «gore» ne l’était pas vraiment, mais il s’agit tout de même d’un autobus d’écoliers qui prend feu après avoir été tassé de la route; subversif et méchant à souhait, même en papier construction! ;-)
 
 
Soulignons que Gaz était l’un des trois films présentés par son réalisateur, Simon Beaupré, dans le cadre du festival.
 

Prix du public :  Nostradamos et Trotteur 

 
Je vous ai déjà parlé de Nostradamos, récipiendaire du prix du public lors de la première soirée de compétition. Parmi les films projetés le deuxième jour, c’est Trotteur, une réinterprétation muette et très léchée de la légende d’Alexis le trotteur, qui a reçu les faveurs de l’auditoire. En voici un extrait:
 
 

Et l'emballage...

 
Et bien sûr, Vitesse Lumière ne serait pas Vitesse Lumière si les projections de films n’étaient pas entourées de sketches bizarres. Cette année, 2012 oblige, on a eu droit à un savant fou qui construisait un tunnel spatio-temporel pour recruter des créatures capables de contrer une menace de fin du monde. Menace qui était la quatrième à tenter d’envahir la Terre, après un groupe d’extraterrestres en caoutchouc, Jason Voorhies de la série de films Vendredi 13... et cet inquiétant épi de maïs transgénique! ;-)
 
Maïs trangénique
 
Malheureusement pour notre savant fou, les créatures qu’il capturait étaient des artistes burlesques (!), mais ce n’était pas grave puisque la «menace» s’est finalement révélée être un robot miniature bien trop petit pour causer quelque tort à qui que ce soit... 
 

En conclusion 

Une bien belle fin de semaine, donc. Merci aux organisateurs, Robert «DJ Kronos» Lafontaine et Steve «Carnior» Landry en tête, pour m’avoir invité à faire partie du jury. Et rendez-vous en septembre 2013 pour la prochaine édition du festival!