Porsche Cayenne Diesel 2013

Pour l’année-modèle 2013, Porsche rejoint les autres marques allemandes en offrant une motorisation diésel sur le Cayenne et cette nouvelle version du VUS de Stuttgart fait présentement son entrée chez les concessionnaires de la marque avec un prix de base de 64 500 $ qui le situe entre le Cayenne V6 et le Cayenne S à moteur V8. Pourquoi un moteur diésel et pourquoi maintenant? Comme les acheteurs de VUS à motorisation diésel le savent, ce type de moteur est parfaitement adapté à ce genre de véhicule en raison du couple élevé et de la consommation de carburant plus que raisonnable à vitesse d’autoroute. De plus, les notions de performance et d’efficacité énergétique, autrefois diamétralement opposées, se rejoignent de plus en plus aujourd’hui comme en témoigne l’arrivée récente sur le marché européen de modèles M à motorisation diésel proposés par BMW. Voilà pourquoi Porsche décide de s’attaquer à ce marché nord-américain avec le Cayenne Diesel qui est déjà disponible en Europe depuis 2009.

Afin d’animer cette dernière variante du Cayenne, les ingénieurs de Porsche sont allés se servir chez Volkswagen/Audi en empruntant le V6 TDI de 3,0 litres que l’on retrouve sous le capot des Touareg et Q7. Le couple demeure le même à 406 livres-pied, mais la puissance passe de 225 à 240 chevaux grâce à l’adoption d’un turbocompresseur à géométrie variable ainsi que des injecteurs de carburant révisés. Comme le Cayenne Diesel est plus léger et plus agile que le Touareg ou le Q7, il est aussi rapide que le Cayenne V6 lors du sprint de 0 à 100 kilomètres/heure avec un chrono de 7,6 secondes, mais ne consomme que 6,7 litres aux 100 kilomètres sur la route et 10,8 en ville selon Transports Canada. Durant notre essai, nous avons enregistré une consommation moyenne de 9,6 litres aux 100 kilomètres. Malheureusement, le Cayenne Diesel n’est pas équipé du système Start/Stop qui lui permettrait d’être encore plus efficace en consommation. Au volant du Cayenne Diesel, il suffit d’exploiter le couple maximal qui est livré entre 1 750 et 2 500 tours/minute et de laisser la boite automatique à huit rapports faire son travail en douceur.

Il est également possible de choisir le mode manuel en déplaçant le levier de vitesses de côté et en passant les rapports au moyen des touches de commandes localisées sur le volant. Il existe toutefois un défaut majeur avec cette boite PDK, et on le retrouve du côté des commandes localisées au volant sur lesquelles on doit appuyer avec le pouce sur la face « recto » de l’un ou l’autre des deux commutateurs pour passer au rapport supérieur et actionner la face « verso » de ces mêmes commutateurs au moyen de l’index pour commander le rétrogradage, ce qui est loin d’être naturel et ce qui fait en sorte que le conducteur peut passer au rapport supérieur en appuyant sans le vouloir sur le bouton de commande tout en maniant le volant en négociant un virage serré. La génération précédente de la Porsche 911 Carrera était équipée de ce même dispositif qui a cependant été délaissé sur le nouveau modèle, lequel fait maintenant appel aux paliers de commande plus conventionnels (celui de gauche pour passer au rapport supérieur et celui de droite pour le rétrogradage). Il serait intéressant que le Cayenne adopte ces mêmes paliers conventionnels. Curieusement, la capacité de remorquage du Cayenne Diesel est identique à celles des modèles à motorisation V6 et V8 à essence puisqu’elle est limitée à 3 500 kilos (7 716 livres), même si les moteurs diésels permettent généralement de tracter des charges supérieures aux moteurs à essence. De plus, la transmission du Cayenne Diesel ne propose pas une gamme basse, ce qui limite ses prouesses en conduite hors route. Ceci étant dit, je n’ai jamais vu un propriétaire de VUS de luxe s’aventurer sur un terrain accidenté! Pour la plupart d’entre eux, la conduite hors route, c’est quelques centaines de mètres parcourus sur l’entrée en gravier du chalet, ce qui ne posera aucun problème au Cayenne Diesel.

La dynamique est le point fort des véhicules Porsche et, de ce côté, le Cayenne Diesel ne déçoit pas avec une tenue de route qui est tout aussi impressionnante que celle des Cayenne à motorisation à essence. La direction est précise, le freinage est performant et le Cayenne Diesel attaque les virages avec un aplomb remarquable, chose surprenante compte tenu de son poids qui est supérieur à deux tonnes métriques. Concernant la tenue de route, le Cayenne est la référence de la catégorie, peu importe le moteur qui l’anime et le seul bémol est que le confort peut être inversement affecté sur des routes dégradées lorsque le véhicule est chaussé des jantes en alliage de 21 pouces proposées en option. Tout cela nous amène justement au menu des options, qui est toujours très complet chez Porsche, comme en témoigne le prix de notre modèle d’essai qui était largement supérieur à 90 000 $. Côté style, le Cayenne Diesel est identique aux autres modèles de la gamme, exception faite de l’emblème « diésel » qui est apposé derrière les puits de roue avant.

L’ajout du modèle diésel permet à Porsche d’élargir sa gamme et de proposer une alternative intéressante pour l’acheteur avisé qui cherche à bonifier sa consommation sur l’autoroute sans pour autant sacrifier le plaisir de conduire.

Fiche d'évaluation

Modèle à l'essai

n.d.

Fourchette de prix

n.d.

Prix du modèle à l'essai

n.d.

Garantie de base

n.d.

Garantie du groupe motopropulseur

n.d.

Options

n.d.

Concurrents

n.d.

Points forts

Faible Consommation de carburant
Tenue de route exceptionnelle
Freinage performant
Direction précise

Points faibles

Prix élevé
Coût des options
Niveau de confort sur routes dégradées
Capacité de remorquage égale à celle des motorisations essence

Fiche d'appréciation

Consommation
90.0 %
 
Valeur subjective
70.0 %
 
Esthétique
70.0 %
 
Confort
70.0 %
 
Performance
90.0 %
 
Apréciation générale
80.0 %