Salon de Genève 2011, mode d'emploi pour débutant

On se souvient toujours de notre première fois… qu’elle se passe à 16 ans ou à 49! Pour ma part, à l’aube de mes 50 ans, c’était ma première visite au Salon de l’auto de Genève. On ne peut être précoce dans tous les domaines…

On entend beaucoup parler de ce Salon de très grande importance mais seulement quelques chanceux ont pu, un jour, le visiter. Il faut tout d’abord dire que faire un voyage uniquement pour assister au Salon de Genève demande des moyens financiers que bien peu possèdent. Le transport en avion, l’hôtel et les repas, sans compter les sorties diverses qui, immanquablement, font partie de tout voyage à l’étranger, font rapidement monter la facture. Si je n’avais pas été invité par un manufacturier (Merci à Kia!), j’aurais sans doute dû attendre encore quelques années.

Un peu de tourisme
Genève est une ville majoritairement francophone et s’y faire comprendre n’est jamais un problème même s’il faut ajuster à la hausse le nombre de mots anglais! En effet, tout comme en France, les stationnements deviennent des parkings, les pharmacies des drugstores, etc. La Suisse n’utilise pas l’Euro mais plutôt le franc suisse qui, au moment de notre visite la semaine dernière, se transigeait à peu près au pair avec notre dollar (1 franc suisse = 1,05$ cad). Mais comme les prix à la consommation sont beaucoup plus élevés qu’au Québec, la différence est marquée. Rendu sur place, je n’ai pas eu à prendre l’autobus ou le tramway mais mon collègue Denis Duquet qui est un habitué de la place les utilise souvent, sans aucun problème. Attention toutefois aux taxis. Le nôtre nous a débarqués à la gare plutôt que de nous emmener à notre hôtel situé, selon le chauffeur, à environ 500 mètres. Il devait s’agir de mètres suisses, plus courts que les nôtres!!! En plus, il faisait passablement froid en petit veston. Sans doute que le gentil chauffeur voulait se mettre en ligne pour avoir un autre client le plus tôt possible…

Le Palexpo
Le Salon de Genève se déroule au Palexpo, un immense complexe de foires qui accueille un nombre considérable d’événements. Ce site est situé tout juste à côté de l’aéroport et il est même possible de se rendre d’une place à l’autre en marchant, ce qui prend un bon quinze minutes.  Divisé en sept halles, ce complexe impressionnera les amateurs d’architecture par l’absence de piliers, ce qui permet une modularité exemplaire. Il y a plusieurs restaurants sur place, du casse-croûte au resto chic mais il faut prévoir plusieurs francs.  Un simple sandwich coûte, au bas mot, 5 francs suisses. Ajoutez-y une bouteille d’eau et vous êtes bons pour 12 francs…

La visite du Salon de Genève prend facilement deux journées au visiteur souhaitant tout voir. Cet événement étant l’un des plus importants au monde, il est normal que les manufacturiers y mettent le paquet. On y retrouve nombre de dévoilements en première mondiale et de dévoilements de concepts ou de prototypes. Les kiosques des différents constructeurs rivalisent d’ingéniosité et tentent d’impressionner le plus possible. D’ailleurs, juste en regardant au plafond, on peut voir au loin les limites des kiosques, chaque manufacturier ayant son propre jeu de lumières. Un des kiosques les plus impressionnants était celui de Kia (il comprenait un étage avec restaurant, bar, salle à manger et salle de conférence) et il coûtait bien au-delà du million de $$$. Il y a fort à parier qu’on le reverra dans d’autres Salons.

Girls, girls, girls!
Et les filles, les filles… Je ne sais pas si ces jolies demoiselles sont présentes lors des journées où le public visite le Salon mais lors des journées de presse, elles s’affichent fièrement et il faudrait être aveugle pour ne pas les voir!

Tout le monde automobile se donne rendez-vous à Genève et il s’agit de l’occasion rêvée de voir des manufacturiers, souvent aussi prestigieux que petits. Koenigsegg, Artega, AC Schnitzer, Fornasari, Monsary et autres Weismann ne sont que quelques exemples. Dans plusieurs cas, les voitures exposées ne seront jamais vues ailleurs et valent souvent des fortunes. C’est l’élément qui m’a le plus impressionné.  Parmi ces noms exotiques, on en retrouvait un, bien peu exotique pour nous, Québécois, Can-Am! En effet, BRP de Valcourt, en Estrie, présentait sa gamme ainsi que son modèle hybride en cours de développement. Comme tout bon Salon qui se respecte, une aire spéciale a été aménagée à l’extérieur pour permettre au public de faire l’essai de voitures électriques ou hybrides.

Moins de ci, plus de ça…
Peut-être la preuve que la mode du tuning s’essouffle, on retrouvait bien peu de kiosques réservés à cette activité. D’un autre côté, la mode des voitures anciennes est en pleine croissance, partout à travers le monde. Pourtant, rien n’avait été prévu à cet effet au Salon. Les quelques voitures anciennes qu’on y retrouvait avaient été amenées par les constructeurs. Dommage. À ce chapitre, le Salon de Montréal, infiniment plus petit, n’a pas à rougir. On retrouve aussi quelques kiosques où l’amateur peut se procurer des modèles réduits mais ils ne sont pas légion et les modèles proposés m’ont semblé plutôt dispendieux. N’oublions pas qu’on est à Genève, une ville ou les Lamborghini et Rolls-Royce font partie du paysage automobile! Les amateurs de matériel de garage seront heureux de savoir que le hall 7 leur est réservé. Des coffres à outils aux machines de lavage automatisées en passant par les machines à équilibrer les pneus et les outils pneumatiques, il y en a vraiment pour tous les goûts.

Je retournerais demain matin au Salon de Genève. Par contre, j’apporterais de meilleurs souliers, un manteau d’hiver et beaucoup de francs suisse! L’amateur de voitures ne peut passer à côté du Salon de Genève. Mais heureusement, grâce à Internet (et à des sites aussi professionnels que celui que vous consultez présentement!), il est désormais possible d’aller à Genève… au moins virtuellement!