Salon de l'auto de New York

Pendant qu'on faisait la file pour contempler la nouvelle Viper, voici ce que le Web m'offrait.

Le Salon de l'auto de New York est un rendez-vous annuel auquel j'ai toujours assisté avec assiduité. Pourtant, cette année, j'ai décidé de rester bien sagement à la maison. Pour des raisons personnelles et professionnelles, j'ai fait l'impasse sur cet événement. Et c'était d'autant plus facile que plusieurs de mes collègues se sont déplacés vers la Grande Pomme pour couvrir ce salon qui prend de l'ampleur année après année. Mais cela ne m’a pas m'empêché de me tenir au courant de ce qui se déroule au centre Javits , un centre d'exposition et de congrès situé le long de la rivière Hudson et à moins de cinq minutes de marche de l'Empire State Building.

En effet, grâce à la magie de l'Internet et des transmissions vidéo, c'est dans le confort de mon bureau que j'ai pu assister à la majorité des dévoilements et prendre connaissance de ce qui était présenté par les principaux constructeurs. Selon plusieurs, suivre l’événement via Internet, c’est la façon moderne de faire les choses. C’est fort différent de la façon traditionnelle, mais chacune a des côtés positifs.

La méthode traditionnelle 
Pour se rendre au Salon de l'auto de New York, le meilleur moyen est de prendre l'avion le matin même de l'événement : il y a des vols qui décollent de l'aéroport Pierre Eliott Trudeau à 6 H 30. Cela exige de vous lever très tôt, très, très tôt même! Mais après un vol d'environ 80 minutes, vous atterrissez à l’aéroport de Newark dans le New Jersey, situé à moins de moins de 40 minutes de Manhattan. Puis une navette vous dépose près de Penn Station. Une marche de 10 minutes vous amène au Centre Javits, bâti sur les berges de la rivière Hudson.

Après les procédures d'accréditation, vous accédez au plancher principal. C'est alors la visite des kiosques pour écouter des discours qui sont plus ennuyants qu'autre chose et se procurer les fameuses clés USB contenant toutes les informations pertinentes.

Une fois l'heure du diner arrivé, il y a un petit restaurant au fond de la grande salle qui est fréquenté par les travailleurs. Mais on y sert aussi les journalistes. Chaque année ou presque, en compagnie de mon confrère et ami Éric Descarries, nous commandons un « cheese sub » avec oignons frits et nous nous installons sur des rouleaux de tapis posés le long du mur pour déguster ce repas pas tellement santé mais qui fait l’affaire. Une fois restaurés, on reprend notre bâton de pèlerin pour continuer d’assister à d'autres conférences de presse, à d'autres dévoilements et pour rencontrer les responsables des constructeurs afin de leur soutirer d'autres informations. Par la suite, c'est la ruée vers la salle de presse, ou tout au moins un endroit où il y a un réseau WiFi, pour envoyer nos premières impressions sur le Web.

En début de soirée, la navette nous ramène vers l’aéroport pour prendre un vol de fin de soirée. Je rentre chez mois vers minuit. C'est gratifiant, mais épuisant.

La méthode « crémeuse »
Je sais, ce qualificatif sonne un peu faux et n’a rien à voir avec la célèbre salade de chou de Saint-Hubert. Mais dans mon esprit, c’est un terme qui signifie différent.

L'alternative la plus facile est celle de suivre le déroulement du salon par l'intermédiaire de l'Internet. Il faut d'ailleurs savoir qu'au cours des journées qui précèdent ces événements, la plupart des nouveautés qui y seront dévoilées ont déjà été présentées sur le site Internet ds constructeurs. Le fait de se rendre à un salon automobile pour être ébloui par les surprises n'est plus de ce monde. Tout ou presque est dévoilé sur la toile, parfois plusieurs journées à l’avance.

Malgré tout, le jour du salon venu, après avoir pris un bon déjeuner, on s’installe devant l'ordinateur pour suivre le déroulement des événements au cours de la journée. Et comme on n'est pas bousculé par la foule et pressé de se rendre à la prochaine présentation pour avoir une place assurant une bonne visibilité, on peut prendre le temps de lire plus attentivement les communiqués au fur et à mesure qu'ils nous parviennent. De plus, pas de bataille rangée pour photographier la voiture qui vient de nous être présentée : quelques clics et nous avons des images de très bonne qualité des véhicules qui feront la manchette sous peu.

Puis, vers 16 h, la journée est terminée, toutes les nouvelles ont été enregistrées et analysées. Il suffit de relire notre texte et c’est terminé.

Les pour et les contre
Il est évident qu'aucune des deux méthodes décrites ci-haut n'est parfaite. En effet, les deux façons de faire ont des avantages et des inconvénients. Les journalistes qui se rendent sur place sont en mesure de percevoir la réception du public, d'interroger les responsables des exposants et d'examiner de plus près les véhicules. Ils peuvent en plus se procurer la documentation complète. Si l’on peut parler d'inconvénients, il y a les exigences physiques de passer une ou deux journées à marcher sur un sol dur et dans une atmosphère où l'air est très sec. Les temps de repos sont également passablement rares. Enfin, les conditions de travail pour rédiger et envoyer ces textes ne sont pas optimales.

Quant à la méthode « à la maison », on en sait peut-être plus sur les détails des véhicules dévoilés, on travaille dans le confort et avec ses outils autour de soi, mais on ne peut pas prendre le pouls de l’événement et d'examiner de plus près les véhicules.

Demain, mes impressions sur les nouveautés du Salon de New York!