Sexto chez les jeunes: pas de panique!

par François Dominic Laramée le 17 octobre 2014

Les ados échangent bel et bien des sextos (des images d’eux-mêmes nus), mais il n’y a pas de quoi s’en faire outre mesure: cette pratique n’est absolument pas corrélée avec des comportements sexuels à risque.

C’est du moins le résultat préliminaire d’une étude qui durera en tout six ans et qui suit l’évolution d’un groupe d’un peu moins de 1 000 adolescents au Texas. Les conclusions de l’étude sont à peu près celles que l’on pourrait attendre: les ados qui demandent un sexto à un(e) partenaire sont près de 10 fois plus enclins à en envoyer eux-mêmes, ceux qui s’adonnent au sexto à un moment donné sont plus enclins à le refaire plus tard, et ceux qui sextent ont plus de chances de devenir sexuellement actifs à l’intérieur de l’année suivante que les autres.

Par contre, les chercheurs n’ont détecté aucun lien entre la pratique du sexto et les comportements sexuels à risque, comme les relations non protégées ou la multiplication des partenaires. Il semble donc que le sexto soit devenu une composante normale de la sexualité dans ce groupe d’âge; d’autres études citées par celle-ci ont d’ailleurs estimé que de 15% à  28% des ados s’adonnent à cette pratique.

Le risque de piratage des sextos, confirmé par la récente fuite de centaines de milliers de photos d’utilisateurs de Snapchat, reste cependant réel; l’étude texane ne s’y est pas attardée, pas plus qu’au phénomène du revenge porn où un partenaire publie des photos explicites de l’autre après une rupture. Là comme ailleurs, la prudence demeure nécessaire.

Source: Boing Boing