Shelley, la voiture de course... sans chauffeur!

Les amateurs de robots et de vroum-vroum seront heureux d’apprendre que nous avons franchi un nouveau pas vers l’automatisation complète de l’automobile... et vers l’obsolescence de tous les Jacques Villeneuve de ce monde.

Shelley, une Audi TTS modifiée par des laboratoires de Volkswagen et de l’Université Stanford, est une voiture de course sans pilote qui a récemment atteint des vitesses de pointe de près de 200 km/h (120 milles à l’heure) en ligne droite sur une piste de Californie tout en étant capable de négocier des virages à haute vitesse, des épingles et des collines sans aller se planter le pare-choc dans les prés en bordure de piste. 
 
 
L’objectif «sérieux» derrière le projet est évidemment de développer une intelligence artificielle capable de conduire sur les routes. Ce sur quoi Google possède déjà une longueur d’avance: ses voitures sans pilotes ont récemment franchi le cap des 500 000 km franchis sans accident; ne reste plus à ces vaillantes robo-bagnoles qu’à apprendre comment réagir sur des routes enneigées et comment éviter d’écrabouiller 12 000 cônes oranges au kilomètre et on pourra peut-être les voir sur la 20. (Pour le moment, les voitures de Google ne roulent qu’au Nevada, seule juridiction à les avoir permises sur ses routes.) 
 
Entretemps, sachez que si le logiciel de contrôle de Shelley est assez performant pour la piste de course, sa quincaillerie n’a pas particulièrement apprécié le test. Semble-t-il que les freins de la voiture ont fondu...