Sortir du coma avec de nouveaux talents

par Véronique Champagne - 37e AVENUE le 13 novembre 2015
Un danseur qui danse sur les mains

Il arrive parfois que des gens plongés dans le coma se réveillent... et il arrive parfois que ce soit avec de nouvelles aptitudes, comme la maîtrise d'une nouvelle langue! Quelques exemples étonnants.

 

Parler mandarin

Mandarin

Crédit photo: Thinkstock

 

Après un grave accident de voiture, un Australien s’est réveillé d’un coma en parlant couramment le mandarin, et sans accent s.v.p., que ses quelques cours à l’école secondaire ne pouvaient expliquer. Depuis, Ben McMahon tire profit de son talent spontané en animant des émissions en mandarin et en faisant des tours guidés de sa ville natale aux touristes chinois.

 

Développer une mémoire visuelle phénoménale

Franco Magnani

Crédit photo: https://martinarium.wordpress.com

 

Franco Magnani, un Américain d’origine italienne, s’est remis d’une forte fièvre et de crises de convulsion avec une mémoire visuelle incomparable et un talent pour la peinture. L’homme s’est tout à coup mis à peindre au détail près des paysages de son enfance dans le village de Pontito, sans aucun support visuel. Le résultat est stupéfiant !

 

Devenir un as de la géométrie

Oeuvre de Jason Padgett

Crédit photo: http://fineartamerica.com/profiles/jason-padgett.html

 

En 2002, à la sortie d’un bar, Jason Padgett se fait voler et battre violemment, subissant une sévère commotion. Les médecins lui ordonnent alors d’aller se reposer chez lui. L’Américain passera trois ans (!) cloisonné, croyant devenir fou à force d’halluciner à répétition des formes géométriques autour de tout objet. Il lui est alors venu l’idée de les dessiner. Ceux qui les ont vus ont été jetés par terre : les « formes » étaient en fait de figures fractales saisissantes, qui exigent une maîtrise des mathématiques et de la physique carrément géniales pour les coucher sur papier.

 

Renaître en tant qu’artiste accompli

Oeuvre de Jon Sarkin

Crédit photo: jsarkin.com

 

À 35 ans, Jon Sarkin subit une opération au cerveau, lors de laquelle on lui en a carrément enlevé un morceau. L’homme qui n’avait rien d’un artiste s’est ensuite réveillé de la table opératoire en ayant un désir – un besoin – de dessiner frôlant l’obsession. La beauté de ses œuvres lui a valu une reconnaissance immédiate, et lui assure depuis une vie plutôt confortable.