Comment éviter de se faire voler par les maudits voleurs de vélos?!

par Mireille Marcil

On a tous déjà volé dans notre vie; un sac de chips au dépanneur, une tuque au magasin d'à côté, un objet quelconque dans un bar après quelques verres de trop… On s’en veut toujours un peu – ou pas. C’est souvent la peer pressure qui nous fait faire ça. On a tous l’argent pour s’acheter nos p’tites gogosses au magasin à une piasse. Pourquoi donc voler? Ce geste récurrent est devenu une problématique de société. Genre les vols de vélo. Ça arrive ben trop souvent. Tu sors du cinéma à 11h du soir pis ton vélo est pu là. Come on, y’aurait pas pu te le voler après que tu sois rentré chez vous, le maudit voleur?!

Les vols de vélo en chiffre

« Des vols de vélos? Pfff, ça doit pas arriver si souvent que ça », dit le gars assi ben confortablement dans son SUV. Eh ben, ça doit être parce que tu fais pas de vélo, mon cher! Tu serais peut-être surpris de savoir que 50% des cyclistes montréalais se sont déjà fait voler leur vélo et qu’il y a environ 20 000 vols par année dans la région métropolitaine de Montréal.  

Quoi faire pour éviter de se faire voler son vélo?

Markus Spiske / Unsplash

Acheter un bon cadenas et barrer son vélo comme il faut, c’est déjà un bon départ. Sinon, il existe aussi des systèmes antivols. Si possible, barrez toujours votre vélo dans un garage ou rentrez-le à l’intérieur la nuit. Faites davantage attention dans les quartiers défavorisés où les vols sont plus courants. Évitez de barrer votre beau vélo de haute performance à l’entrée du métro. Vous êtes mieux de vous en procurer un usagé pour vos déplacements en ville et garder votre beau bicycle pour vos vraies rides.

Comment reconnaître les voleurs de vélos?

Lance Grandahl / Unsplash

Plusieurs indices nous permettent de démasquer les voleurs de vélos. Selon l'administrateur de la page Facebook Vélo volé Montréal, ce sont souvent des hommes avec peu d'éducation et qui sont dans une situation économique difficile qui vont commettre les vols. Ils doivent être désespérés et n’avoir quasi aucun autre recours car, voler un vélo, c’est pas facile, comme vous pouvez le voir dans cette vidéo.

Et c’est encore moins facile à revendre. Ça prend du temps avant de trouver preneur. Si on calcule ça de même, les voleurs font souvent moins que le salaire minimum avec leur vente de vélo. De plus, c’est souvent évident que le voleur est... un voleur. Il vend un beau vélo neuf à 25$ à la sortie d’un métro vers 1h du matin. Il va aussi prétendre que c’est à lui, même si c’est un vélo de fille et qu’il est clairement beaucoup trop petit pour lui. Puisqu’il n’est pas éduqué, ça va se sentir dans son langage assez rustique. L'administrateur Facebook de Vélo volé Montréal entend toujours la même excuse prémâchée par tous les revendeurs louches: « ma blonde est enceinte pis j'ai besoin d'acheter des couches. » Ils se tiennent souvent dans des stationnements pour la revente, d’autres revendent leurs vélos lors d’enchères informelles ou encore ils appellent des réparateurs de vélos pour leur vendre leurs trouvailles.

Un autre bon truc est de poser beaucoup de questions au vendeur. Si celui-ci est honnête, il répondra avec plaisir, tandis que le voleur sera énervé par les questions. Il ne s’y connait pas en cyclisme et n’aura donc pas de bonnes réponses à offrir.

Que fait la loi pour contrer cette problématique?

Plusieurs lieux font office de revente de vélos. Par exemple, les réparateurs de vélos reçoivent jusqu’à des centaines de vélos de gens voulant s’en débarrasser. Ils les remettent à neufs et les vendent aux particuliers. La loi encadre tous types de commerces. Les revendeurs doivent donc avoir un registre comprenant l’origine du vélo, le nom du vendeur, le numéro de série ainsi que le modèle du vélo. Les municipalités, quant à elles, ne sont pas responsables de régulariser la concurrence de ce marché, mais elles ont une politique en ce qui concerne la loi de l’aménagement et de l’urbanisme, le code municipal du Québec, la loi sur les cités et les villes ainsi que la loi des compétences municipales. Toutefois, la police n’enquête pas sur ces endroits.

Serkan Turk / Unsplash

Si on veut que le SPVM soit plus alerte en ce qui concerne problème, il faudrait peut-être déclarer plus de vols de vélos. À l’heure actuelle, seulement 10% des vols sont déclarés. Avec le cyclisme hivernal, les vols vont surement augmenter encore plus, car les voleurs pourront commettre leur crime à longueur d’année!

 


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