Subaru Impreza 2014: 2000 kilomètres plus tard

Une silhouette plus agréable, mais toujours aussi anonyme

Subaru Impreza 2014 : 2 000 km plus tard

Cette année, pour nous rendre au Salon international de l’automobile de Detroit, nous avons pris le volant d’une Subaru Impreza 2014.

Nous étions trois à nous partager la route : Alain Morin, responsable du contenu du site web du Guide de l'auto, Jean-Charles Lajeunesse, responsable des fiches techniques du Guide de l’auto et moi-même, journaliste web.

Si l’an passé nous avions profité de l’occasion pour également visiter le Musée Henry Ford, cette année, à notre retour, nous avons fait un arrêt à Chatham pour rencontrer les gens de RM Auctions. Cette entreprise ontarienne est aujourd’hui considérée comme la plus importante firme de mise à l’encan de voitures parmi les plus dispendieuses au monde.

La Subaru Impreza 2014

La voiture qui nous fut prêtée pour ce périple est une berline Subaru Impreza 2014 avec groupe Tourisme. Berline de catégorie compacte, elle présente une silhouette qui vise beaucoup plus à répondre à des besoins spécifiques qu’à faire tourner les têtes sur son passage.

En 2014, nous retrouvons les Impreza berlines et hatchback à cinq portières offertes en versions de base, Tourisme, Sport et Limited.

Le tour du propriétaire

L’accessibilité à l’intérieur de cette voiture cinq places est grandement facilitée par une large ouverture des portières. La finition ne pose aucun problème, tandis que la présentation, bien que très sobre, ne peut être prise en défaut. Bien insonorisée, l'Impreza sait se faire apprécier au fil des kilomètres parcourus.

Les sièges baquets sont très confortables et relativement enveloppants. Malgré les apparences, la banquette est elle aussi très confortable, à preuve, les heures que j’ai passées assis à l’arrière sans fatigue. Parlant des places arrière, il est bon de rappeler que les dégagements offerts sont vraiment généreux pour une voiture de cette taille.

La planche de bord est sans artifice, tout en étant très ergonomique avec une disposition intelligente de ses principales commandes et des différentes touches de sélection. L’instrumentation à la fois analogique et digitale jouit d’une excellente lisibilité, le jour comme le soir. L’afficheur multifonction à écran de 4,3 pouces est un peu éloigné mais son utilisation est très simple. Les espaces de rangement sont nombreux, mais souvent de petite taille. Porte-gobelets, porte-bouteilles dans les portières, prises 12V, USB et auxiliaires sont de mise.

Le coffre est plus grand qu’il n’y parait avec ses 340 litres d’espace de chargement.

Un essai convaincant

Après plus de 2 000 kilomètres parcourus, la Subaru Impreza nous a convaincus qu’elle était une grande routière, capable de nous amener à bon port en toute sécurité.

De 2,5 à 2,0 litres 

La voiture qui fait l’objet du présent essai est mue par un moteur quatre cylindres à plat de type Boxer, dont la cylindrée est passée de 2,5 à 2,0 litres en 2012. À injection directe, ce moulin délivre 148 chevaux, comparativement aux 170 chevaux de la mécanique précédente, pour un couple qui décroît de 170 à 145 lb-pi. Le tout est accouplé à une transmission CVT des plus efficaces avec palettes au volant.

D’une relative douceur, la mécanique est reconnue comme étant très fiable. Toutefois, lorsque le moteur est fortement sollicité, il sait se faire entendre. Côté performances, il autorise des accélérations et surtout des reprises très convenables, que certains pourraient considérer comme plutôt justes, pour une voiture de 1 350 kilos.

Plus économe que je ne l’aurais cru

Avec la complicité de son moteur moins puissant, sa boîte CVT et son poids allégé de 70 kg, la nouvelle Impreza présente un meilleur bilan énergétique qu’auparavant.

En circulation mixte, la Subaru Impreza de 148 chevaux a affiché une consommation d’essence de 8,8 L/100 km. À noter qu’elle s’abreuve en carburant ordinaire.

Lors de notre voyage à Detroit, en ligne droite sur la 401 ontarienne, à une vitesse de croisière de 115 km/h, souvent face à de forts vents et avec trois passagers et leurs bagages à bord, la berline compacte a enregistré une consommation moyenne de 8,1 L/100 km.

Un comportement très sain

J’ai beaucoup apprécié la grande précision de la direction à crémaillère à assistance variable électrique.

Les suspensions indépendantes, avant à jambes de force et arrière à double triangulation, offrent un très bel équilibre entre la tenue de route et la portée de la voiture, toujours sans nuire au confort des occupants. Les freins assistés à disque aux quatre roues avec ABS et répartition de la force de freinage (EBD) octroient une force de freinage très prompte, en ligne droite et des plus sécuritaires.

La voiture était chaussée de pneus d’hiver Bridgestone Blizzak de dimensions 205/50/R17 extrêmement efficaces.

Grâce à leur système de traction intégrale à prise constante, les Subaru offrent un comportement des plus homogènes, peu importe les conditions de la chaussée sur laquelle on roule. Et la Subaru Impreza 2014 est bien loin de faire exception à cette règle fondamentale.

Fiche d'évaluation

Modèle à l'essai

Subaru Impreza 2.0 Touring berline 2014

Garantie de base

3 ans / 60 000 km

Garantie du groupe motopropulseur

5 ans / 100 000 km

Options

Boîte CVT

Concurrents

Chevrolet Cruze, Dodge Dart, Ford Focus, Honda Civic, Hyundai Elantra, Mazda Mazda3, Mitsubishi Lancer, Nissan Sentra, Suzuki SX4, Toyota Corolla, Toyota Matrix, Volkswagen Jetta

Points forts

Traction intégrale qui fait référence
Comportement des plus homogènes
Nouveau moteur de 2,0 litres plus économique
Grands espaces de dégagement pour les passagers
Très bonne insonorisation

Points faibles

Performances un peu justes
Sobriété de la présentation intérieure
Espaces de rangement étroits
Écran de petite dimension et un peu éloigné
Prix élevé de la version Limited

Fiche d'appréciation

Consommation

60.0 %

Valeur subjective

70.0 %

Esthétique

60.0 %

Confort

80.0 %

Performance

60.0 %

Appréciation générale

70.0 %