Texter plutôt que parler

Il m’arrive parfois d’envoyer un message texte à mon ado de fille pour lui dire que le souper est prêt. C’est plus simple que de crier du bas de l’escalier et, de toute façon, elle a probablement son lecteur MP3 visser dans le creux de l’oreille. Avec un petit texto, je préserve mes cordes vocales et je n’ai pas besoin de le répéter deux fois.

Un petit message instantané qui va se perdre parmi les 7 billions de textos (oui, oui, billions! En chiffres, ça s’écrit comme ça : 7 000 000 000 000) qui vont avoir été envoyés au cours de l’année 2011 selon le cabinet d’analyse ABI Research.

Bien des gens aujourd’hui préfèrent texter plutôt que de parler. Dans certaines situations c’est plus simple et ça permet d’aller droit au but sans perdre de temps avec des formules de politesse ou une discussion sur la défense des Canadiens qui en arrachent ces jours-ci. D’ailleurs, à ce sujet… Ok, ok, laissez-faire.

Selon une étude publiée la semaine dernière par le Pew Center, presque trois américains sur quatre s’envoient des textos et, parmi ceux-ci, 31% disent préférer texter plutôt que parler.

Chez les jeunes, ça n’étonnera personne, le phénomène est encore plus prononcé. Les propriétaires de téléphone cellulaire de 18-24 envoient et reçoivent en moyenne 109,5 messages par jour, alors que pour les autres c’est 41,5 messages qui sont échangés quotidiennement.

Pour ceux qui trouvent ce type de communication trop impersonnelle, les chiffres nous disent tout de même que 53% des personnes interrogées préfèrent la communication par la voix.

(Sources: clubic.com, bits.blogs.nytimes.com)