10 choses à savoir sur Total Recall (v.f. Voyage au centre de la mémoire)

par Patrick Robert le 29 mai 2015

Grâce à son intrigue délirante et des effets spéciaux impressionnants pour l’époque, Voyage au centre de la mémoire (v.o. : Total Recall) est, encore aujourd’hui, l’un des plus grand classique de la science-fiction. Pour souligner le 25ème anniversaire de sa sortie en salle le 1er juin 1990, voici 10 choses que vous ne saviez peut-être pas sur le film de Paul Verhoeven.

Un auteur visionnaire

Philip K. Dick

Crédit photo : Philippe Hupp/ Gamma-Rapho

Voyage au centre de la mémoire s’inspire de la nouvelle Souvenirs à vendre de Philip K. Dick, publiée en 1966. Les histoires toujours très originales de l’auteur, considéré comme l’un des plus grand maître de la science-fiction du 20ème siècle, ont servi de base à un nombre impressionnant de films cultes, parmi lesquels Blade Runner, Rapport minoritaire, Screamers – L’armée souterraine, et A Scanner Darkly.

Chronique martienne

Voyage au centre de la mémoire (v.o. : Total Recall)

Crédit photo : TriStar Pictures

Bien que les droits de Souvenirs à vendre aient été acquis par le producteur Dino de Laurentiis dès 1974, l’adaptation cinématographique ne verra le jour que seize ans plus tard. Durant tout ce temps, pas moins de 40 scénarios différents seront rédigés. Le cinéaste David Cronenberg sera associé au projet durant un moment, et Patrick Swayze, Jeff Bridges et Richard Dreyfus seront considérés pour le rôle principal.

Inverser les rôles

Voyage au centre de la mémoire (v.o. : Total Recall)

Crédit photo : TriStar Pictures

Arnold Schwarzenegger a essayé de décrocher le rôle titre dans RoboCop, mais craignant qu’il n’ait l’air trop massif avec le costume de cyberflic, Paul Verhoeven a plutôt choisi l’acteur Peter Weller. Comme il admirait le travail du réalisateur et qu’il rêvait de tourner sous sa direction, c’est Schwarzenegger qui insistera auprès de la maison de production pour que Verhoeven réalise Voyage au centre de la mémoire.

Crise d'identité

Voyage au centre de la mémoire (v.o. : Total Recall)

Crédit photo : TriStar Pictures

Dans la nouvelle originale de Philip K. Dick, Douglas Quail est décrit comme ayant l’apparence inoffensive d’un comptable, mais pour mieux cadrer avec le physique de culturiste de Schwarzenegger, le personnage devient ouvrier de la construction pour les besoins du film. Afin d’éviter toute allusion à Dan Quayle, alors vice-président des États-Unis, le nom de famille du héros est aussi changé pour Quaid.

Les moyens de ses ambitions

Voyage au centre de la mémoire (v.o. : Total Recall)

Crédit photo : TriStar Pictures

Le tournage de Voyage au centre de la mémoire débute finalement à l’automne 1988 à Mexico, une ville choisie par Verhoeven en raison de son architecture futuriste. Comptant une équipe de 500 personnes et 45 plateaux différents, le tournage du film s’est étiré sur un bon six mois. À l’époque, c’était la deuxième production la plus dispendieuse de l’histoire du cinéma, tout de suite après Rambo III

Le mal du pays

Voyage au centre de la mémoire (v.o. : Total Recall)

Crédit photo : TriStar Pictures

Lors du tournage de Voyage au centre de la mémoire à Mexico, tous les membres de l’équipe ont été victimes d’empoisonnement alimentaire, à l’exception d’Arnold Schwarzenegger. Suite à une mauvaise expérience au Mexique sur le film Prédateur trois ans auparavant, le comédien a en effet pris soin de faire venir ses repas d’un traiteur américain, ne consommant aucun produit local durant des mois.

Complètement Stone

Voyage au centre de la mémoire (v.o. : Total Recall)

Crédit photo : TriStar Pictures

Verhoeven insiste pour que Sharon Stone se dénude dans la scène de lit de Voyage au centre de la mémoire, mais l’actrice refuse, ce qui ne l’a pas empêché de poser nue pour le magazine Playboy juste avant la sortie du film. À la blague, le réalisateur déclare avoir eu « sa revanche plus tard sur Basic Instinct », faisant référence à la fameuse scène où Sharon Stone laisse furtivement entrevoir son sexe en décroisant les jambes.

À quel sein se vouer?

Voyage au centre de la mémoire (v.o. : Total Recall)

Crédit photo : TriStar Pictures

À l’origine, la poitrine de la prostituée mutante qu’on peut voir dans Voyage au centre de la mémoire comptait quatre seins, mais à cause de la ressemblance avec des pis de vaches, on s’est limité à trois. Si son personnage a frappé l’imaginaire, l’actrice Lycia Naff a trouvé l’expérience tellement humiliante qu’elle a refusé de porter le costume pour la promotion du film, déclinant même une invitation de Johnny Carson.

De la suite dans les idées

Voyage au centre de la mémoire (v.o. : Total Recall)

Crédit photo : TriStar Pictures

Inspiré d’une autre nouvelle de Philip K. Dick, le long-métrage Rapport minoritaire devait initialement être la suite directe de Voyage au centre de la mémoire. Dans les toutes premières versions du scénario, les médiums capables de lire l’avenir étaient des mutants natifs de Mars, et c’est Douglas Quaid qui stoppait les crimes avant qu’ils ne surviennent. L’idée a été abandonnée lorsque Spielberg a repris le projet.

Entre rêve et réalité

Voyage au centre de la mémoire (v.o. : Total Recall)

Crédit photo : TriStar Pictures

Encore à ce jour, un débat fait rage quant à l’interprétation de Voyage au centre de la mémoire. La révolution sur Mars est-elle réelle, ou s’agit-il seulement d’un rêve? Selon Paul Verhoeven, à part les vingt premières minutes, l’action se déroule entièrement dans la tête de Quaid. C’est pourquoi le réalisateur conclut le film sur un fondu au blanc, suggérant la lobotomie du héros dans une chaise de la compagnie Rekall.