Tutoriel : comment avoir accès à des logiciels sans les pirater

Source : karindalziel

À la demande de Steve voici comment s’y prendre pour assouvir tous ses besoins informatiques sans devoir acheter ou pirater de logiciel, sans devoir ouvrir sa bourse et, à la limite, sans même devoir se nantir d’un ordi.

En fait, sa question, au Steve, était particulière au “Cloud”, mot anglo-saxon qui réfère aux services Web, c’est-à-dire à cette possibilité, actuellement en effervescence, de faire plein de choses à partir de lointains logiciels éparpillés ici et là dans la grande nébuleuse (cloud) Internet.

Pour illustrer, utilisons l’exemple le plus évident, celui du moteur de recherche. Vous avez sûrement compris que le traitement de votre requête d’information se faisait chez Google ou chez Yahoo! ou chez Microsoft, et non dans votre machine. Jamais cette dernière ne pourra attirer votre attention sur une réponse potentielle se trouvant sur le site Web d’une université britannique ou sur celui d’un organisme de l’Oklahoma. En ce sens, Google, Bing, Yahoo! et les autres sont des services Web, c’est-à-dire de très grosses applications sises quelque part dans le grand nuage auxquelles vous accédez le plus simplement du monde.

Il en est ainsi pour les Hotmail/Live (illustration ci-après) , Gmail, Yahoo! Mail et autres OperaMail. Tous sont des services Web gratuits qui vous offrent la possibilité d’accéder à votre courriel à partir de n’importe quelle machine où que vous soyez.

Ainsi, sans devoir rien acheter ni installer, vous pouvez actuellement vous adonner à la messagerie, au courriel, au traitement de texte, à la correction linguistique, aux plaisirs chiffriers, au suivi financier, à la manipulation de photos et d’images, à l’écoute de musique, au divertissement (jeux, télé, films, etc.) et j’en passe.

Évidemment, oubliez le traitement de photo en ligne, si vous êtes un mordu et que c’est Photoshop (Adobe) qu’il vous faut parce que vous avez atteint ce niveau de besoin. Ou encore, oubliez le traitement de texte en ligne si les subtilités de Microsoft Word vous sont essentielles. Les applications gratuites du grand nuage font l’essentiel de ce que les gens, normalement, demandent.

Et elles ne doivent pas être confondues avec le Software as a Service  (SaaS - services Web) qu’utilisent de plus en plus les entreprises. Le principe a beau être le même, la nature du service corpo est beaucoup plus pointue, robuste et spécialisée. Quant aux modalités d’accès, on est loin loin loin du gratos. On est au rayon des gros joueurs, les IBM, CA, Microsoft et autres.

 Pour revenir à notre mouton à nous, soit faire de tout, gratuitement, à partir du nuage, commençons par une notion essentielle. Quoi que vous vouliez faire, vous devez avoir ouvert un compte chez le fournisseur de services. Vous ne pourrez taper dans les Google Docs ou dans Microsoft Office Live que si vous y avez un compte. Cela signifie que tout ce que vous produisez avec ces logiciels en ligne pourra être conservé chez le fournisseur (en l’occurrence Google ou Microsoft). Il en va ainsi pour vos préférences personnelles. Une fois organisées, elles seront toujours là, que vous changiez d’ordi ou non.

En fait, vous pouvez généralement accéder à ces services à partir de n’importe quelle machine : celle d’un café Internet, PC de maman, bloc-notes d’un copain, iPad ou, à la limite, téléphone intelligent (iPhone, Android, etc.). Il suffit de vous identifier (nom d’utilisateur et mot de passe). Il y a des gens qui n’ont, en tout et pour tout, qu’une clé USB où ils stockent ce qui leur importe vraiment. Quant au reste, ils utilisent ces services éloignés à partir d’ordis qu’ils croisent ici et là.

Ici une nuance. Certains logiciels du nuage (développés en Ajax, en Java, etc.) ont besoin de PC ou de Mac plus robustes que d’autres. Autrement dit, vérifiez si le produit qui vous intéresse fonctionne harmonieusement avec votre ordi. Les vieux P4 sont généralement capables d’y arriver, mais il peut y avoir des lenteurs, des lourdeurs, des écrans momentanément vides, etc. De plus, certains services sont plutôt lents, surtout à certaines heures; la patience peut être un atout important. Enfin, ne vouez pas ces services aux gémonies si votre connexion Internet est lente. Votre insatisfaction ne sera pas de leur faute.

Regardons ensemble un exemple.

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Premier constat, vous verrez que je suis dans Firefox. C’est la constante. En mode nuage, tout se fait à partir d’un fureteur. Vous vous connectez au service Web et, pouf!, c’est parti. Deuxième constat, vous verrez que je suis en Corée chez les gens de ThinkFree. Ce que vous voyez est le module Write, un traitement de texte qui existe en anglais et en coréen, où j’ai ouvert une de mes chroniques récentes. Si vous testez ce produit, je vous parie que vous en serez insatisfait. Heureusement il y en a d’autres.

Regardons ensemble un autre exemple.

exemple2

 

Maintenant, vous apercevez le même texte une fois ouvert dans Office Live, l’équivalent nuage de Microsoft Office. Ici, la particularité c’est que si je veux ouvrir la chronique que vous voyez, ça se fera localement, par défaut, avec ma version locale de Microsoft Word. Le principe est de permettre aux utilisateurs d’Office de pouvoir accéder leur base de documents (p. ex. à des fins de partage et de collaboration) de n’importe où, qu’ils soient dans leur ordi principal ou ailleurs à partir d’une machine mobile.

Si vous n’avez pas Word dans votre machine (ou si vous ne voulez pas l’acquérir), peut-être aimerez-vous les Google Docs. C’est ce qui s’affiche en titillant la vignette de gauche ci-après. En fait, à vue de nez, ce produit de l’Empire Google me semble le plus populaire chez les utilisateurs de “gratuiciels ennuagés”.

Google docs


Un de mes services Web préférés, c’est Zoho Docs, une panoplie très complète qui nous provient des Indes. Vous pouvez en avoir un aperçu en cliquant sur la vignette de droite ci-haut. Pour les utilisateurs non professionnels, c’est-à-dire vous et moi qui ne sommes pas corpo, ce coin de nuage sud-asiatique est gratuit. Et il y en a bien d’autres, tous gratos; à vous de les découvrir, de les essayer et de choisir celui qui convient le mieux à votre réalité.

zoho


Je n’ai pris l’exemple de la bureautique en ligne que pour illustrer. En réalité, il y en a pour tous les goûts ou les besoins. Ainsi, je vous ai fait une petite recherche dans Google et j’ai caché les résultats sous les noms dont la liste suit.

Vous n’y trouverez peut-être pas le site de l’ONF  où il vous est possible de visionner des films gratuitement ou encore ou tous ces sites bancaires qui vous permettent de gérer vos finances personnelles à distance. Mon conseil ? Allez dans Google et tapez l’activité que vous voulez faire suivi des mots “free” ou “gratuit” ainsi qu’ “en ligne” ou “online”. Vous serez probablement étonné.

En attendant, passez ceux-ci en revue et amusez-vous.
 

Source photo nuages : karindalziel

Nelson Dumais, collaboration spéciale