Utiliser l’évolution pour composer de la musique!

Vous avez l’âme mélomane mais les deux mains pleines de fausses notes? Grâce au projet DarwinTunes, vous pourrez tout de même contribuer à l’avancement du patrimoine musical mondial en guidant l’évolution pas tout à fait naturelle de nouvelles «tounes».

Le principe est le suivant: un logiciel assemble des compositions au hasard à partir de «gènes» musicaux, les participants évaluent les qualités de ces compositions, puis une nouvelle génération de petits bouts de musique naît du croisement entre les individus les mieux adaptés à l’oreille humaine de la génération précédente. Une sorte de sélection artificielle, par opposition à la sélection naturelle. (La sélection artificielle, qui se base sur des critères définis par l’être humain, est à la base des algorithmes génétiques, qui sont apparus il y a une vingtaine d’années... Et qui ont été, brièvement, une de mes spécialités en tant qu’informaticien. C’était il y a trop longtemps déjà!)
 
Après 2 500 générations, on obtient une bande sonore tout à fait adéquate. La dernière compilation publiée au moment d’écrire ces lignes, elle, a été assemblée à partir de la génération numéro 4 155. Pas rapide-rapide, comme procédé, mais tout de même intéressant!
 
Jusqu’ici, environ 7 000 participants ont contribué à l’évolution du contenu du «canal» Darwin Tunes, auquel on a récemment ajouté un deuxième flux musical agrémenté de percussions. Les concepteurs du projet espèrent pouvoir supporter un million d’utilisateurs... Un de ces jours.
 
Source: Kurzweil AI 
Image: Tim Geers, Flickr