Les 10 des meilleures adaptations de Stephen King au cinéma

18 octobre 2013
Patrick Robert

Stephen King

Stephen King est tellement prolifique qu’on l’a parfois soupçonné de ne pas écrire lui-même tous ses livres, et un nombre impressionnant de ses romans et nouvelles ont été portés au grand écran. Alors que le remake de Carrie prend l’affiche ces jours-ci, voici les 10 meilleures adaptations cinématographiques de l’auteur, qualifié de maître de l’horreur.

10. Thinner

Thinner

Réalisé par Tom Holland (à qui l’on doit le Fright Night original et le premier Child’s Play), Thinner raconte l’histoire de Billy Halleck, un avocat obèse qui use de ses contacts pour falsifier le rapport de police et éviter les poursuites pénales après avoir écrasé mortellement une romanichelle avec sa voiture. Il fera tout de même face à une forme de justice, puisque le père de sa victime lui lance une malédiction le faisant maigrir à une vitesse alarmante. L’avocat devra trouver une façon de contrer le mauvais sort, avant qu’il ne lui reste plus que la peau sur les os.

9. Needful Things

Needful Things

La ville fictive de Castle Rock est le théâtre de plusieurs intrigues de Stephen King, dont Cujo, The Dead Zone et The Dark Half. Dans Needful Things, c’est l’ouverture d’une simple brocanterie qui mettra la paisible communauté sans dessus-dessous. Le propriétaire de la boutique, interprété par le légendaire Max Von Sydow, déniche toujours l’objet rare que ses clients convoitent, et ne demande qu’un service en échange. Utilisant les faveurs que chacun lui doit, il montera peu à peu les habitants les uns contre les autres, attisant la zizanie et la violence jusqu’à les pousser au meurtre.

8. The Running Man

The Running Man

Lors de la sortie de The Running Man, tous ignoraient que l’auteur Richard Bachman était en fait le pseudonyme de Stephen King, même le producteur ayant acheté les droits. Dans une société totalitaire du futur, les exécutions sont devenues une forme de divertissement. Injustement accusé d’un crime qu’il n’a pas commis, l’ancien policier Ben Richards sera contraint de participer (et de survivre) à un jeu télévisé mortel s’il veut recouvrer sa liberté. L’influence de ce film de série B se fait encore sentir dans des œuvres récentes comme Gamer, ou The Hunger Games.

7. Apt Pupil

Apt Pupil

Malgré un budget de plusieurs centaines de millions de dollars et les demandes de Brad Pitt, Bryan Singer a refusé de réaliser The Devil’s Own à la fin des années ’90, préférant consacrer ses énergies à l’adaptation d’une nouvelle de Stephen King qui explore l’holocauste sous un autre angle. Lorsqu’un adolescent découvre que son voisin est un criminel de guerre nazi dans Apt Pupil, il menace de le dénoncer aux autorités si ce dernier ne lui raconte pas les horreurs des camps de concentration, mais l’atrocité des récits finira par peser lourdement sur la psyché du jeune homme. 

6. Maximum Overdrive

Maximum Overdrive

Le passage d’une comète laisse une mystérieuse fumée verte dans son sillage qui donne vie aux machines. Les tondeuses à gazon, les distributrices de boissons gazeuses ou les camions 10 roues s’animent d’une rage meurtrière et tuent leurs créateurs sur une trame sonore signée AC/DC. Mettant en vedette Emilio Estevez, Maximum Overdrive est le seul long-métrage que Stephen King a lui-même réalisé, et il est surprenant qu’aucun remake n’ait vu le jour, puisque l’omniprésence des machines est encore plus menaçante aujourd’hui.

5. 1408

1408

Écrivain spécialisé dans les endroits hantés, on pourrait penser que Michael Enslin (John Cusack) croit à l’existence des revenants, mais ce n’est pas le cas, puisque de toute sa carrière d’enquêteur paranormal, il n’a jamais été témoin d’une seule manifestation surnaturelle. Les choses s’apprêtent à changer lorsqu’il loue la chambre 1408 du Dolphin, malgré l’instance du gérant qui tente de l’en dissuader. Plus d’une cinquantaine de personnes y sont mortes dans des circonstances nébuleuses, et en dépit de son scepticisme, Mike pourrait bien être le prochain sur la liste.

4. Dreamcatcher

Dreamcatcher

Sorte de croisement entre Stand By Me (aussi écrit par Stephen King) et War of the Worlds, Dreamcatcher met en vedette quatre amis qui se réunissent chaque année dans un chalet isolé du Maine pour ressasser des souvenirs d’enfance. Tandis qu’un blizzard menaçant se lève, le groupe recueille un homme égaré en forêt, mais ce dernier souffre d’un étrange virus. Les comparses se retrouveront rapidement au beau milieu d’une zone de quarantaine, et d’une invasion extraterrestre menée par une énigmatique créature se faisant appeler Mr. Grey.

3. The Dead Zone

The Dead Zone

Après avoir passé cinq ans dans le coma suite à un accident de voiture, le professeur John Smith (Christopher Walken) se réveille avec un pouvoir étonnant : il peut voir le passé comme le futur des gens, simplement en les touchant. Sa rencontre avec un candidat à l’élection présidentielle des États-Unis le forcera à agir pour empêcher que l’homme ne soit élu, et que sa vision d’une guerre nucléaire ne devienne réalité. En plus du long-métrage réalisé par David Cronenberg, le roman de Stephen King a également servi de base à la série télévisée du même nom.

2. The Mist

The Mist

Retranché dans un supermarché, un groupe de citoyens constate avec horreur que des créatures meurtrières se cachent derrière la brume épaisse qui a subitement recouvert les rues. Même s’ils devraient unir leurs forces pour survivre à cette fin du monde, les tensions ont tôt fait de surgir entre les personnes religieuses, les cartésiens, et les pragmatiques. Signé par Frank Darabont (The Walking Dead), The Mist propose une finale coup-de-poing qui brise le moule hollywoodien, et laisse le spectateur dans un état d’incrédulité bien après que le générique soit terminé.

1. The Shining

The Shining

Bénéficiant du génie du défunt Stanley Kubrick et de performances d’acteurs ayant marquées l’histoire du cinéma, The Shining n’est rien de moins qu’un chef-d’œuvre de l’horreur. Une fois qu’on a visionné ce film qui glace le sang, impossible d’oublier les corridors déserts du grand hôtel peuplé de fantômes, les visions morbides du jeune Danny (redrum!), ou le rictus de plus en plus démoniaque de Jack Nicholson. Ce classique constitue, et de loin, la meilleure adaptation cinématographique d’un récit de Stephen King.

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