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3 histoires de Batman à lire absolument

Batman

Batman est sans aucun doute le superhéros le plus populaire de tous les temps. Oui, son bro Superman est plus emblématique du superhéros traditionnel, mais on préfère tous Batman. Il est plus cool, plus badass, mais surtout, plus humain.

Mais, même si Batman est le héros préféré de (presque) tout le monde, ce n’est pas tout le monde qui a lu ses histoires. On le connaît souvent plus à cause des films, des séries télés, des jeux vidéo que grâce aux bandes dessinées qui l’ont vu naître.

Et avec 80 ans d’histoire (Bruce Wayne n’est vraiment plus très jeune), ça peut être difficile de choisir quelles histoires on devrait lire.

Voici donc un petit guide des 3 histoires incontournables pour tout fan de l’homme chauve-souris.

Batman : Year one (1987, Frank Miller et David Mazzucchelli)

Year One est sans aucun doute l’histoire par laquelle on se doit de commencer. Ce n’est, ni plus ni moins, que le récit fondateur du héros de Gotham.

Écrit par le très coloré Frank Miller (300, Sin City, Daredevil), Year One raconte, comme son nom l’indique, la première année dans la carrière de Batman.

On se trouve donc en présence d’un Batman encore inexpérimenté qui peut mourir à chaque fois qu’il fait face à un bandit avec un fusil.

Déjà, c’est fascinant de voir Batman véritablement en danger. Au fil des années, il est devenu une figure mythique presque invincible, qui échange des coups avec des dieux descendus de l’espace avant d’aller déjeuner.

Ce Batman est beaucoup plus terre à terre. Ses ennemis jurés, avec des plans toujours plus absurdes, ne sont pas encore là. Ici, Batman doit mettre à terre le crime organisé qui s’est bien installé dans les rues de Gotham. Pas de Joker, mais des mafieux qui n’hésitent pas à vendre de la drogue à des mineurs.

C’est véritablement fascinant de voir un Batman en train de construire sa légende. P.S. : C’est ce livre qui a inspiré en grande partie le premier film de la trilogie de Christopher Nolan, Batman Begins.

The Long Halloween (1996-1997, Jeph Loeb et Tim Sale)

The Long Halloween est la suite logique de Year One. C’est aussi, selon l’avis de plusieurs, la meilleure histoire de Batman jamais écrite.

Dans The Long Halloween, Batman en est encore aux débuts de sa carrière. Prenant la forme d’un récit policier, l’histoire est la suite du chevalier noir alors qu’un tueur en série surnommé Holiday commet des meurtres à chaque fête au calendrier.

Mais, The Long Halloween, c’est surtout l’histoire d’un Gotham en pleine transformation. En décidant de combattre le crime déguisé en chauve-souris, Bruce Wayne a ouvert une boîte de Pandore; Gotham n’appartient plus au crime organisé, mais aux superméchants aussi fous que Batman lui-même.

Cette transformation est incarnée par Harvey Dent, le brillant procureur de la couronne qui se fera lui aussi corrompre par la folie qui gangrène Gotham.

Avec le style de Jeph Loeb à la fois soigné et exagéré, ce livre est une oeuvre d’art qui réussit à allier intrigue policière et récit de superhéros, avec une petite touche de thriller psychologique.

Un véritable tour de force.

Under The Hood (2004-2006, Judd Winick, Doug Mahnke, Eric Battle et Shane Davis)

Maintenant, faisons un saut dans le temps avec Under The Hood, une histoire qui se déroule beaucoup plus loin dans la carrière du justicier, alors qu’il a des alliés établis depuis longtemps.

En fait, il a même eu le temps de voir un de ses Robin mourir sous sa garde, ayant vu son protégé et fils adoptif, Jason Todd, mourir sous les coups de pied de biche du Joker.

Dans ce récit, le patron du crime organisé du moment, Black Mask, doit faire face aux attaques répétées d’un nouveau venu à Gotham, le mystérieux Red Hood.

Red Hood s’impose rapidement dans le monde interlope de Gotham, n’hésitant pas à massacrer ses adversaires. Même s’il s’attaque au crime organisé, il n’en est pas moins un criminel et Batman ne peut le laisser faire un bain de sang des hors-la-loi de Gotham.

Bien vite, Batman réalise l’évidence: le Red Hood n’est nul autre que Jason Todd, revenu d’entre les morts avec une soif de sang insatiable.

En fait, il ne demande qu’une chose à Batman : faire ce qu’il n’a jamais osé faire, et lui accorder sa vengeance en tuant le Joker.

Au final, Under the Hood est intéressant parce qu’il soulève une question sans réponse: en laissant un dangereux criminel vivre, Batman n’a-t-il pas lui aussi du sang sur les mains? Le meurtre peut-il être acceptable?

Aussi, le Red Hood est l’un de mes personnages préférés. Dommage qu’on ne lui a jamais offert une autre histoire aussi bonne.

 

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