Passer au contenu principal.

Coups de cochon : les 5 meilleurs pranks de tous les temps

SpaghettiTreesFeature03312015-970x545

On connaît tous les classiques des joueurs de tours : le coussin à pets, la pellicule plastique sous le siège de toilettes sans oublier les fameux coups de téléphone.

Mais il existe dans la vie des individus spéciaux, des personnes uniques qui n’hésitent pas à repousser les limites de ce que les amateurs de mauvais coups croient possible.

C’est ce que tenteront de faire Patrick Groulx et ses complices dans l’émission Coups de cochon, en jouant des tours tordus au public ainsi qu’à certaines personnalités connues.

Question de les inspirer, on vous propose une petite liste des 5 meilleurs pranks de tous les temps.

 

1. Arbre à Spaghetti

 

Ce prank des années 50 est devenu un classique, le genre de sommet qu’on peut juste espérer atteindre de nouveau un jour.

En 1957, l’émission d’actualité Panorama, diffusée sur la télé nationale britannique, a diffusé un reportage pour le moins étonnant : on rapportait que la récolte de spaghetti était spécialement bonne cette année à la frontière de la Suisse et de l’Italie.  

Si vous vous dites : « Attends, le spaghetti ça ne pousse pas dans les arbres?! », bingo. C’était une vaste blague organisée pour le poisson d’avril.

Ça n’a pas empêché des centaines de personnes d’appeler la BBC afin de savoir comment ils pouvaient faire pousser leur propre arbre à spaghetti.

La réponse? « Planter une tige de spaghetti dans une canne de sauce tomate et croisez-vous les doigts».

Personnellement, j’attends les arbres à pizza.


2. Cacareco

Lee Ann Nicholls / Pexels

Vous connaissez sans doute le Parti rhinocéros, ce parti politique qui fait des promesses ridicules, et qui vise surtout à offrir aux gens une façon de protester en votant.

Mais savez-vous d’où vient cette tradition?

En 1959, des étudiants brésiliens ont soumis la candidature d’un rhinocéros nommé Cacareco (cochonnerie en français) au conseil de ville de Sao Paulo. Ils voulaient ainsi protester contre la corruption.

Leur coup a encore mieux marché qu’ils ne l’auraient cru : le rhinocéros a dominé l’élection en remportant 100 000 voix.

Bon, l’élection a été annulée (apparemment les rhinocéros ne peuvent pas être conseillers municipaux), mais l’idée a marqué les esprits à jamais.
 

3. George P. Burdell

Pixabay / Pexels

Mettons que vous remplissez votre demande d’inscription à l’université, et qu’on vous remet par accident deux formulaires d’inscription, qu’est-ce que vous faites? La plupart d’entre vous répondront : « Je redonne la copie de trop » ou encore « je l’envoie au recyclage ».

En 1927, William Edgar Smith a eu une autre idée : il a rempli le second formulaire au nom de George P. Burdell, une personne fictive qu’il venait d’inventer de toutes pièces.

Il a inscrit M. Burdell a tous les mêmes cours que lui. Ensuite, il a fait tous ses devoirs, travaux et examens en double, signant la seconde copie au nom de Burdell.

Ainsi, après quelques années, George P. Burdell détenait une maîtrise en Génie céramique de l’Université Georgia Tech.

Oui, William Smith a complété deux maîtrises juste pour la joke.

Je sais pas qui s’est le plus fait prendre dans cette joke-là, au final, mais il reste que Smith venait de créer une légende. Son nom a été utilisé partout, de l’armée américaine à la direction du magazine MAD.

Il a même passé proche d’être voté comme la personnalité de l’année 2001 du magazine Time, avant que le magazine ne retire son nom de la liste.

Le président Obama a même déjà dit lors d’un discours à Georgia Tech que George P. Burdell était supposé de le présenter, mais que personne n’a réussi à le trouver.
 

4. Conan O’Brien

Gage Skidmore / Wikipedia

Vous avez peut-être déjà entendu parler de Conan O’Brien; il est un humoriste américain connu qui a déjà écrit sur les Simpsons en plus d’avoir animé sa propre émission de fin de soirée pendant des décennies.

Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c’est qu’il a fourbi ses armes de comique alors qu’il étudiait à Harvard et qu’il écrivait pour le journal humoristique de la prestigieuse université.

Il était également connu pour être un redoutable joueur de tours.

Le tour que je m’apprête à vous raconter est peut-être son chef-d’œuvre, mais il évite aujourd’hui d’en parler parce que c’était tellement intense qu’il s’est fait arrêter.

Dans un premier temps, O’Brien a trouvé un marteau piqueur ainsi que plusieurs casques de construction et vestes de travailleurs.

Il a convaincu certains de ses collègues de revêtir les habits pour ensuite fermer une rue de Boston et commencer à détruire l’asphalte, se faisant passer pour des cols bleus.

Ce n’était que la première étape.

Il a ensuite appelé la police de Boston en leur disant que des étudiants de l’Université se faisaient passer pour des travailleurs et qu’ils détruisaient la rue.

Ce n’était pas encore tout.

Il a ensuite appelé la police d’État, un corps policier différent de la police municipale de Boston, en leur disant qu’il était un travailleur de la construction et que des étudiants de l’Université s’étaient déguisés en policiers pour les empêcher de faire leur travail!

Résultat? Les policiers municipaux sont venus arrêter les étudiants, puis la police d’État est débarquée pour arrêter les policiers eux-mêmes.

Un coup de génie.

 

5. Caltech

En 1961, lors du Rose Bowl, un championnat de football américain universitaire, des spectateurs ont brandi des cartons épelant le nom de l’Université Caltech devant les millions de téléspectateurs. Rien de bien impressionnant, dites-vous?

L’affaire, c’est que l’Université Caltech ne jouait pas dans ce match, qui opposait Washington et le Minnesota.

Comment des centaines de spectateurs se sont-ils retrouvés à brandir le nom d’une université qui ne jouait même pas?

Grâce à l’ingéniosité d’une poignée d’étudiants.

Dans les jours avant le match, des étudiants de Caltech se sont fait passer pour des journalistes qui écrivaient sur le championnat à venir.

Ils ont interviewé une meneuse de claques de Washington en lui demandant ce qu’elles préparaient pour le jour fatidique.

Elle leur a alors dit qu’elles avaient préparé des cartons de couleur qui seraient placés sous les sièges. Quand elle donnerait le signal, les spectateurs brandiraient alors leur carton, qui épellerait le nom de l’Université de Washington.

Les étudiants de Caltech ont alors réussi à s’infiltrer dans le dortoir où résidaient les meneuses de claques, remplaçant le plan original pour distribuer les cartons par un plan de leur propre conception.

Alors, quand la meneuse de claques a donné le signal, les affiches n’épelaient pas Washington, mais bien Caltech. Le public a éclaté de rire.

Ça n’a pas trop dérangé Washington, puisqu’ils ont quand même gagné 17-7.