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Des feuilles artificielles pour alimenter la maison en énergie?

Une équipe de chercheurs dirigée par Daniel Nocera du Massachusetts Institute of Technology (MIT) a annoncé plus tôt cette semaine avoir mis au point la première “feuille artificielle” économiquement viable, capable de simuler le processus de photosynthèse par lequel les plantes vertes transforment la lumière du Soleil et l’eau en molécules capables de stocker de l’énergie.

L’appareil, de la taille d’une carte à jouer, utilise la lumière pour séparer des molécules d’eau en leurs composantes élémentaires: de l’hydrogène (un bon carburant) et de l’oxygène. On peut ensuite, au besoin, brûler l’hydrogène pour produire de l’énergie - un processus qui referme le cycle puisqu’il ne produit que de l’eau comme résidu. Pas de pollution, pas de déchets à gérer, rien que de la vapeur.

Jusqu’à quel point le processus est-il efficace? Dix fois plus que la photosynthèse naturelle, et ce n’est qu’un début. En d’autres termes, les chercheurs affirment qu’en une heure, quelques litres d’eau peuvent être convertis par une de ces feuilles artificielles en assez d’hydrogène pour alimenter une maison en électricité pendant toute une journée. Du moins, s’il s’agit d’une maison située dans un pays en voie de développement (avec des besoins en électricité plus modestes que ceux d’une maison canadienne pleine de gadgets en plein hiver) et s’il y a assez de soleil. Sous nos latitudes, on présume qu’il faudrait plusieurs feuilles artificielles pour alimenter une pile à combustible assez puissante pour nourrir la PS3, la sécheuse et le chauffage en même temps - mais il y a de la place sur les toits, alors ce n’est pas un problème insurmontable, loin de là.

Mieux: les matériaux requis pour fabriquer la feuille artificielle ne coûtent pas cher et on les trouve partout - pas besoin de grandes quantités de terres rares ou d’autres éléments exotiques.

Reste à peaufiner le prototype pour en faire un produit commercial…