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Le p’tit guide du survivaliste

Survivalisme

Le survivalisme quessé ça ?! Tsé les gens qui ont un bunker dans leur cour arrière et qui sont prêts à n’importe quelle catastrophe ? Bin c’est eux autres ! Ça te tente d’être un survivaliste, d’essayer de voir ça ressemble à quoi le quotidien d’une personne prête à toute intempérie ? Eh bien lisez attentivement le p’tit guide du survivaliste qu’on vous a préparé.

De quoi y faut se protéger ?

Les survivalistes sont prêts à toutes les catastrophes possibles. Les catastrophes naturelles en font bien évidemment partie. C’est même la crise du verglas de 1998 qui a poussé bien des gens à appliquer leur vision survivaliste dans leur quotidien. On se protège donc tout d’abord d’une potentielle tempête solaire qui dérèglerait le champ magnétique de la Terre. Pu de communication possible. Pu de cellulaire, pu de tévé, pu de radio... pu rien ! Essayez pas le 3G ni le LTE, ça fonctionnera pas ! Vous allez être au beau milieu de la tempête sans rien comprendre parce qu’il n’y aura pas eu de message d’alerte pendant que vous écoutiez District 31, effoiré ben comme y faut dans votre salon. En plus de la tempête solaire, on se protège aussi de la fonte des glaces polaires qui créerait des inondations mortelles. Il y aurait un influx massif de migrants qui viendraient se réfugier sur les terres encore habitables. Ça sera la loi du plus fort. Pensez à Hunger Games, ça va ressembler à ça. Attache ta tuque, t’es pas sortie du bois ! L’effondrement du système économique est aussi une grande crainte des survivalistes. On ne fait confiance à personne, ni même au gouvernement et encore moins aux médias.

Le vocabulaire du survivaliste pour les nuls

Pas compliquer d’être survivaliste, y’a trois termes à se rappeler.

1. Base autonome et durable

C’est le lieu de rassemblement en cas de force majeure. C’est un endroit aménagé par un groupe de survivalistes qui lui permet d’être autonome entièrement — ou presque — de la société. On y retrouvera évidemment un point d’eau à proximité et des denrées alimentaires. De quoi survivre une couple de jours sans l’aide de personne. Ce lieu doit être aménagé en zone rurale, près d’une forêt afin de pouvoir chasser. Le terrain doit aussi être d’une certaine grandeur pour pouvoir jardiner et faire l’élevage d’animaux.

Joel Cross / Unsplash

2. Bris de normalité

C’est le terme qu’on utilisera pour dire qu’il y a une situation d’urgence où le besoin de survivre est déclenché. C’est une catastrophe naturelle ou économique.

3. Bug out bag

C’est le kit de survie de tout bon survivaliste. Ce sac contient ce dont tu as besoin pour survivre 72 heures.

As-tu c’qui faut pour faire partie d’une gagne de survivalistes ?

Pour faire partie d’un groupe de survivalistes, faut pas être n’importe qui. Ces gens-là cherchent du monde qui pourra les aider en cas de survie. Faque t’as ben beau être le meilleur prof de français, si t’as pas les plus gros pipes, que tu sais pas nager pi que t’es pas capable de dépecer un orignal... t’es out. Une bonne nouvelle, si tu veux quand même t’essayer pis que t’oses croire que t’apprends vite, certains groupes sont prêts à former et à entraîner des apprentis survivalistes. Il y a peut-être un processus de sélection, c’est à voir. Il faut aussi démontrer ses convictions survivalistes en tout temps. Qui dit survivaliste dit extrémiste. Il faut aussi que les forces de chacun soient complémentaires. Si on a déjà cinq chasseurs dans le groupe, il va falloir que tu te démarques par une autre caractéristique mon gars. Si tu sais fabriquer des médicaments à base de plantes, là t’es en business !

À quoi ça ressemble concrètement cette fameuse « base autonome et durable » ?

Bin oui, un bunker. Ça prend un bunker pour survivre, tout le monde sait ça ! En fait c’est un container, muni d’un panneau solaire, dans lequel on y trouve des denrées alimentaires et des bugs out bags pour tous les membres du groupe. Il doit aussi y avoir un lieu d’aquaponie, c’est-à-dire un lieu qui unit la culture des plantes et l’élevage de poissons. Il faut aussi mettre en place une monnaie d’échange en cas de bris de normalité. De plus, puisque les survivalistes se méfient grandement des différents médias, ils doivent eux-mêmes concevoir leur système de communication. Il doit donc y avoir une antenne de télécommunication sur le site et il faut parfois même développer un langage codé pour s’assurer de la survie du groupe. C’est sûr qu’il y a aussi des armes pour chasser et en cas d’extrême urgence.

Malgré ces pratiques assez extrêmes, les survivalistes se basent sur une vision rationnelle. Quoiqu’on dit qu’il y a une baisse d’intérêt envers le survivalisme aux États-Unis depuis que Trump est arrivé au pouvoir... pas si rationnel que ça les Américains finalement ! Faudrait voir les statistiques au Canada... c’est sûr que ça a dû augmenter avec l’arrivée du fameux président américain !


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