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Un bouchon de circulation au sommet de l'Everest

par Pier-Luc Ouellet
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Le Mont Everest, c’est un mythe, une légende dans notre imaginaire collectif.

C’est le toit du monde, le plus haut sommet de la planète.

Monter l’Everest, c’est accomplir un exploit que seul un groupe restreint de gens réussit.

Mais ça ne change pas qu’il y a beaucoup de monde qui se rendent au sommet de l’Everest chaque année.

Assez pour qu’il y ait eu un bouchon de circulation au sommet du monde la semaine dernière.

 

Un bouchon dangereux

La semaine dernière, on rapportait qu’il y avait un tel attroupement de gens sur l’Everest qu’il s’est créé une file de plus de 200 personnes qui attendaient leur tour pour aller prendre une photo au sommet de la montagne.

Et faire la file quand on se retrouve dans un environnement si hostile, c’est encore plus dangereux que faire la file pour être dans la première rangée pour un show de Metallica au Festival d’été de Québec.

Pourquoi? Pour deux raisons.

Tout d’abord, ça va sans dire, il fait très froid au sommet de l’Everest. Pour la période actuelle, on parle de températures dans les environs de -30 à -35. Si vous vous dites « Ouin, c’est pas si pire que ça, il fait aussi froid que ça des fois au Québec», dites-vous que la situation est différente quand vous êtes sur le plus haut mont du monde : il n’y a pas d’endroit pour aller vous réchauffer, pas de Tim Hortons où aller chercher un café chaud, et pas de bâtiments qui bloquent le vent.

En plus, si vous restez debout sans bouger à attendre en file, c’est un froid qui peut vite devenir mortel.

L’autre problème, c’est que l’air se fait rare en si haute altitude. Le sommet de l’Everest se trouve à 8848 mètres d’altitude. À cette hauteur, il y a moins d’oxygène dans l’air, ce qui peut causer des symptômes allant de la nausée à la mort.

 

2 décès et beaucoup d’argent

La situation est devenue à ce point problématique que deux alpinistes sont décédés suite à l’attente au sommet : Donald Lynn Cash, un américain de 55 ans qui s’est effondré alors qu’il prenait des photos au sommet, et Anjali Kulkarni, une femme indienne elle-aussi âgée de 55 ans qui est morte en amorçant sa descente, elle-aussi suite aux complications liées à l’attente au sommet.

Mais que s’est-il passé pour qu’on se retrouve avec un tel achalandage au sommet du monde?

Le gouvernement népalais a donné beaucoup, beaucoup de permis donnant accès à la plus célèbre montagne sur Terre.

381 permis ont été octroyés pour le printemps 2019, un record historique. Quand on sait que chaque alpiniste est habituellement accompagné d’un guide, on parle de plus de 750 personnes qui se sont vues accorder l’accès à l’Everest.

Suffit qu’il y ait un peu trop de jours de mauvais temps, et tout le monde se retrouve à escalader en même temps.

Et pourquoi avoir attribué autant de permis?

Parce que c’est très payant. À 11 000$ US par permis, on parle de plus de 4 millions de revenus pour le gouvernement népalais, ce qui n’est pas négligeable pour un état qui se classe parmi les plus pauvres au monde.

Ajoutez à ça tous les revenus connexes (guides, hôtels, restaurants, etc), et ça devient un peu trop tentant pour le gouvernement d’être généreux sur les permis.

Mais ça peut être dangereux si vous aviez prévu escalader l’Everest.

On a une solution de rechange pour vous : pourquoi ne pas escalader le Mont-Royal 38 fois de suite? C’est la même hauteur!

 

Source


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